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Fadhel Abdelkefi : le phosphate aurait pu nous assurer des revenus supérieurs à l’aide du FMI

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Le président d’Afek Tounes et ancien ministre des Finances, Fadhel Abdelkefi, a commenté, mardi 1er novembre 2022, l’évolution de la situation économique du pays et l’accord conclu entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) dont les détails demeurent méconnus. 


Invité de Myriam Belkadhi dans la Matinale de Shems FM, il a dénoncé le mutisme du ministère des Finances et du gouvernement face à une crise économique qui ne cesse de s’aggraver. « C’est le chaos total (…) On parle d’un excédent dans le budget de l’État au premier trimestre de 2022 alors que la filière lait, les boulangeries, les entreprises publiques, et l’Office des céréales n’ont pas été payés », a-t-il déclaré notant que le gouvernement Bouden devrait se confesser sur la réalité des finances publiques en guise de premier pas vers la réforme.  

Soulignant que les chiffres du ministère des Finances ne valent même plus le carnet de comptes d\’un épicier, le politicien a rappelé que l’État tunisien a collecté 15 milliards de dinars jusqu’à septembre 2022 sur le marché local, soit trois fois ce que le gouvernement avait communiqué comme prévisions en termes de déficit. « Cela veut dire que le gouvernement n’a pas réussi à lever des fonds à l’étranger », a-t-il ajouté. 

 

Revenant sur l’accord avec le FMI, il a fait savoir que le bailleur de fonds pourrait exiger la signature du président de la République – une première dans l’histoire de la Tunisie – de par la situation politique extraordinaire du pays. Il a signalé, dans ce même contexte, que la Tunisie aurait été capable de mobiliser beaucoup plus qu’elle n’espère avoir auprès du FMI si elle arrive à retrouver son rythme normal de production de phosphate. Il a indiqué que le gouvernement de Mohamed Ghannouchi produisait huit millions de tonnes de phosphate et qu’aujourd’hui la tonne se vend à 300 dollars sur le marché international. 

« Il y a une Tunisie qui travaille et une autre qui ne fait rien », a-t-il lancé estimant que la valeur travail a été brisée avec la création des sociétés d’environnement, de plantation et de jardinage. Celles-ci sont, rappelons-le, des structures dont l’objectif est d’absorber le chômage sans pour autant créer de la richesse. 

 

Fadhel Abdelkefi a exprimé des préoccupations quant aux échos sur la levée des compensations. Il a avancé que cela ne pourrait se faire alors que le Smig est à 450 dinars. « Nous risquons un bain de sang dans le cas contraire », a-t-il cinglé. 

Il a réitéré ses critiques vis-à-vis du gouvernement et de la présidence de la République. « Arrêtez de nous traiter comme si nous étions des enfants. Nous sommes capables de compréhension tout comme vous et peut-être même mieux. Ce n’est pas une faveur de nous dire ce qu’il se passe dans ce pays », a-t-il martelé. 

 

N.J. 

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