Adel Brahim, tennisman, ex capitaine de l’équipe tunisienne de la Coupe Davis et entraîneur de 2016 à 2020, a accusé la présidente de la Fédération tunisienne de tennis (FTT), Salma Mouelhi, de mauvaise gestion et de n’avoir rien apporté de concret au tennis tunisien.
« J’ai décidé de parler car c’en est assez, enough is enough ! Tout le monde a peur de parler et j’en ai marre, cette présidente ne veut pas changer sa stratégie de travail qui ne mène à rien. Il faut qu’elle démissionne » a déclaré Adel Brahim, lors d’une intervention donnée le 24 octobre sur Express FM.
L’entraineur a souligné que les entraîneurs de l’équipe nationale n’ont ni couverture sociale ni assurance maladie, qu’ils sont payés des miettes sans aucune reconnaissance. « La fédération est aujourd’hui mal gérée. La présidente est blessante et se comporte comme si la fédération lui appartenait. Le ministère alloue 900.000 dinars à la fédération qui n’a qu’un seul entraineur national, un seul ! Vous imaginez, qui va entrainer les juniors, les benjamins, les poussins, les séniors, personne ne s’entraîne, il n’y a personne ! (…) Elle promet sans tenir sans parole, je suis patriote j’ai travaillé avec conscience et je n’ai rien eu en retour, rien, je n’ai même pas été invité à la conférence de presse du Jasmin Open » a-t-il poursuivi.
L’ancien entraineur, qui a démissionné en 2020, a souligné qu’une fédération qui tient la route doit avoir un staff technique solide, une vision cohérente et une planification claire sur cinq ans. « Il faut rouvrir le lycée sportif pour avoir des joueurs dignes d’être dans les classements mondiaux. La fédération a un budget de 220.000 dinars alloué aux coachs et un budget de 350.000 dinars pour les tournois, en tout elle prend 900.000 dinars du ministère mais c’est le désert » a-t-il ajouté.
Adel Brahim est l’ex n°1 du tennis tunisien 1987-88-89 et 1990 avec huit participations à la Coupe Davis en tant que 1er joueur de l’équipe tunisienne.
M.B.Z










