Le président de la République aura beau serrer la vis, il finira probablement par retrouver au prochain parlement ceux qu’il pensait éjecter. Grâce ou à cause des conditions d’éligibilité aux législatives que Kaïs Saïed a, lui-même, mises en place, l’Italie n’aura qu’un seul candidat : un député du bloc de la Réforme, Sami Ben Abdelaali.
Il a été élu en 2019 sur une liste indépendante – Bkolna Twensa – et sera de retour au prochain parlement par la grande porte. Étant l’unique candidat sur sa circonscription, il n’aura même pas à se démarquer de la concurrence. Son siège est garanti.
M. Abdelaali a déposé sa candidature le 24 octobre 2022 au local de l’instance régionale indépendante pour les élections en Italie après avoir réussi à collecter les parrainages dont il avait besoin, selon un statut qu’il publié sur sa page Facebook, le jour-même.

En se référant aux statistiques de Marsad, Sami Ben Abdelaali a su – pendant son mandat inachevé suite au gel des travaux du Parlement le 25 juillet 2021 – briller par ses absences « injustifiées ». Son taux de participation aux plénières était de 58% et au vote de 59%.
Il a voté pour la quasi-totalité des projets de loi sur des accords de prêts entre la Tunisie et plusieurs institutions étrangères, le projet de loi relatif à l\’approbation d\’un accord de siège entre le gouvernement de la République tunisienne et le fonds de développement du Qatar sur l\’ouverture d\’un bureau pour le fonds du Qatar pour le développement en Tunisie et le projet de loi amendant et complétant la loi organique relative à la cour constitutionnelle, entre autres.
N.J.










