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Une avance de 0,2 dinar au litre versée aux producteurs en attendant une solution à la crise du lait

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    Le vice-président de la chambre nationale de l\’industrie du lait, Ali Klabi, a indiqué, dans une déclaration accordée, ce jeudi 17 novembre 2022, sur Mosaïque FM, que la chambre a entamé, hier, la distribution d’une avance de 0,2 dinar par litre de lait, aux producteurs en attendant de trouver une solution définitive à la crise.

    « L’agriculteur a besoin de 0,5 ou 0,6 dinar mais en attendant de trouver une solution définitive nous avons débloqué ces avances pour redonner de l’espoir aux producteurs et arrêter l’hémorragie en attendant que, dans les mois qui viennent, la crise soit dépassée » a-t-il précisé.  

     

    Ali Klabi a souligné que la quantité de lait disponible couvre 70 ou 80% des besoins du marché et que les industriels ont vu leurs besoins en lait frais diminuer de 30%.

     

     

    On rappellera que le ministre de l’Agriculture, de la pêche et des Ressources hydrauliques, Elyes Hamza, a affirmé, le 29 octobre, que la pénurie de lait était due à une baisse de lactation. 

    Le ministre s’exprimait en marge du Festival des grenades qui se déroule à Testour dans le gouvernorat de Béja alors que le lait se fait rare dans les rayons des magasins depuis plusieurs semaines. 

     

    Expliquant que cette période de production coïncide avec un cycle de basse lactation, le ministre de l’Agriculture a assuré, toutefois, que le marché retrouverait, bientôt, son rythme d’approvisionnement normal. 

    « Nous avons également un problème d’approvisionnement en fourrages, mais cela sera résolu bientôt », avait-t-il ajouté dans sa déclaration.

    La filière laitière passe par une crise sans précédent. Les producteurs ont tiré la sonnette d’alarme depuis des mois mais leurs revendications n’ont pas été écoutées. Ils dénoncent notamment des coûts de production élevés – dus entre autres à l’augmentation des prix des fourrages, si toutefois disponibles – et une marge bénéficiaire inexistante.  Beaucoup d’entre eux ont dû se séparer de leur bétail, ce qui a aggravé la crise.

     

    M.B.Z

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