Poème de Hamma Hammami
(Traduit de l’arabe [Tunisie] par Tahar Ben Meftah)
Pour Radhia, au seuil de l’année nouvelle, encore et toujours
J’écrirai que je t’aime
En tout an
En tout mois
En tout jour
Chaque seconde
Passent les années
Et toi tu demeures
Au faîte de toutes les heures
Mon phare illuminé.
J’écrirai que je t’aime
Et que je serai ta voix
Quand la tienne se sera
Evanouie dans les limbes du souffle
Même quand il n’en restera
Qu’un murmure
Et quelques lettres
D’amour que jamais la maladie
Ne réussira à effacer.
J’écrirai que je t’aime
Et que mes mains seront les tiennes
Ne t’inquiète pas
Si tu sens tes mains alourdies
Et si le mouvement en toi s’est ralenti
Car moi je serai ta vigie
Et mon cœur qui les devance
Bat pour tes moindres relances
Je suis là pour que tu sois.
J’écrirai que je t’aime
Et que ton beau sourire
Qui à jamais rayonnant
Éclaire ton visage fatigué
Adoucira mes peines
Et me fera oublier
Les résonances de la douleur
Portant en moi haut l’ambition
De voguer au sommet de tous les pitons.
J’écrirai que je t’aime
Et qu’en dépit des souffrances et des nuits blêmes
Je suis heureux… heureux
Car en toi j’ai trouvé le sens de l’éternité
Qui éclaire ma voie et sauve mon âme
Vers le gouffre précipitée.
Je t’aime
Et chaque nouvelle année
J’écrirai que je t’aime ma Dulcinée
Tunis, le 30 décembre 2022










