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Interdite de manifester à Carthage, Abir Moussi entame un sit-in de colère


Interdite de manifester à Carthage, la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, a annoncé un nouveau sit-in de colère, samedi 14 janvier 2023. Sur sa page Facebook, elle a appelé les sympathisants du parti à la rejoindre devant le local de l’antenne tunisienne de l’Union des oulémas musulmans à l’avenue Kheireddine Pacha.  

Plus tôt samedi, vers 6h du matin, Abir Moussi a diffusé un live sur sa page Facebook assurant qu’elle et quelques manifestants avaient été interdits de prendre le TGM – le train reliant Tunis à la banlieue nord. Selon la présidente du PDL, les citoyens – sauf ceux habitants en banlieue nord – ont été interdits de transports en commun. 

 

D’autres manifestations sont prévues aujourd’hui dans le centre-ville de Tunis, à l’avenue Habib Bourguiba, notamment, où le gouverneur de Tunis avait interdit, précédemment, les activités politiques souhaitant, à son sens, préserver cette artère principale de la capitale à des activités culturelles. Le Front de salut national a, d’ailleurs, été interdit d’accès à l’avenue Habib Bourguiba par Kamel Feki. 

Le Parti destourien libre avait, rappelons-le, prévu une marche depuis le bâtiment abritant le tribunal cantonal de Carthage jusqu’au palais présidentiel pour le 14-Janvier, mais le gouverneur de Tunis, Kamel Feki a annoncé jeudi son refus, interdisant au parti d’exécuter ses plans. 

Le gouverneur de Tunis a avancé comme motif : « La zone de Carthage est une zone sécurisée au niveau sécuritaire, ce que comprennent les personnes qui font de la politique, notamment les partis politiques patriotes : ils savent que c’est une zone sécuritaire où on ne permet pas les manifestations ». 

 

 

 

Exaspérée, Abir Moussi a donc décidé de déballer à nouveau sa tente et de s’installer devant « l’Association d’Al Qaradawi » ; le prédicateur islamiste radical guide spirituel des Frères musulmans. 

En 2021, Abir Moussi a observé un sit-in devant le siège de l’organisation exigeant son départ de la Tunisie. Mme Moussi reproche à l’antenne tunisienne de l’Union des oulémas de financer le terrorisme en Tunisie. Quelques mois plus tard, en mars 2022, a fini par lever ce sit-in après que la police lui a confisquée sa couette. 

 

 

N.J. 

 

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