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Il y a 45 ans, le « Jeudi noir »

 

Il y a de cela 45 ans éclatait la toute première confrontation sanguinaire entre l’État et la Centrale syndicale, depuis l’Indépendance. Le 26 janvier 1978, la crise avait atteint son paroxysme et la grève générale décrétée par l’UGTT s’est transformée en une émeute populaire. Syndicalistes, affiliés de l’organisation, travailleurs, chômeurs, étudiants et jeunes ont investi les rues de la capitale dans un mouvement de contestation sans précédent. Les confrontations entre les manifestants et les forces de l’ordre et de l’armée déployées ont fait des centaines de morts et de blessés, sans parler des arrestations en masse. Le bilan officiel de ce « Jeudi noir » indiquait, lui, 46 morts, 325 blessés, et 400 arrestations.  
 
 
 
L’évènement funeste marquait la fin de la « trêve » entre le gouvernement de Hédi Nouira et l’organisation syndicale alors présidée par Habib Achour et assoiffée d’autonomie, à moins d’un an de la signature d’un pacte social entre les deux parties pour apaiser les tensions dans un contexte de crise sociale et économique. Alors que le gouvernement de Hédi Nouira ouvrait la voie à une économie libérale qui prône l’initiative privée pour inscrire la Tunisie dans la mondialisation, le pays a connu une hausse vertigineuse des prix, pendant le Ramadan de 1977 notamment, et une augmentation considérable du chômage. 
 
Les tensions sociales et les litiges politiques conjugués à l’arrestation du secrétaire général de l’Union régionale de Sfax, Abderrazak Ghorbal, le 24 janvier 1978, ont provoqué l’ire de Habib Achour. Celui-ci décrète la grève générale soulignant qu’il « n’y a de combattant suprême que le peuple ». Il sera interpellé le 28 janvier 1978 avec dix autres membres du comité exécutif de l’UGTT marquant une rupture totale dans la relation déjà ébranlée entre le gouvernement et la Centrale syndicale.

N.J. 

 

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