L\’avocata estimé que « l’affaire de complot est devenue, dans les médias et sur Facebook, comme un sac vide qu’on essaie chaque semaine de remplir avec de nouveaux complots ».

Et d’expliquer : « L\’affaire a démarré en tant que complot avec des parties étrangères et des officiers américains. Quand l’histoire ne s’est pas imbriquée, les officiers américains se sont transformés en deux femmes tunisiennes travaillant dans l’ambassade.
La semaine d’après, l’affaire est devenue une tentative de putsch via des contacts avec les nouveaux élus de Saïed pour faire un bloc parlementaire, changer la constitution et destituer Kaïs Saïed. Or, cette histoire aussi ne s’est pas imbriquée, le parlement est « zakafouni » jusqu’à la moelle (son allégeance va au chef de l’État, ndlr).
La semaine qui a suivi, une campagne de photomontage de fausses conversations sur WhatsApp, pour convaincre le peuple de cette mascarade. Résultat des courses, ils sont devenus la risée de tous.
La quatrième semaine l’affaire s’est transformée en complot avec d\’anciens officiers algériens et du charabia ».
Me Ben Mbarek Msaddek a ajouté : « Actuellement, on attend le nouveau scénario de complot de la semaine prochaine. Entretemps, et depuis la mise en dépôt de tous les accusés le 23 février 2023 sans preuves, le dossier n’a pas bougé d’un pas et n’a pas été à la hauteur de l\’imagination débordante des « zakafounietat » (les soutiens du chef de l’État, ndlr) sur Facebook ».
Et de conclure : « Nos enfants sont en prison mais nos consciences sont tranquilles et nous gardons nos sourires sur nos visages. Alors que vous bouillonnez comme des fous et vous cherchez des complots ».
I.N










