En marge de la trente-deuxième session du sommet de la Ligue arabe qui se tient en Arabie saoudite, le président de la République Kaïs Saïed s’est entretenu ce matin du vendredi 19 mai 2023, avec le président syrien Bachar el-Assad.

Selon un communiqué de Carthage, le chef de l’État s’est dit heureux de cette rencontre historique qui traduit les relations d’amitié entre les deux pays « contrairement à ce qu\’avaient prétendu certains en tant qu\’amis de la Syrie alors qu\’ils ont participé à la souffrance du peuple syrien pendant des années ».
Il s’est félicité de la participation de la Syrie à cette session après son exclusion en 2011, et exprimé l’espoir que le pays recouvre son rayonnement et préserve son unité loin de toute ingérence étrangère.

Cette rencontre a également été l’occasion d’aborder les relations historiques et étroites entre la Tunisie et la Syrie et à la nécessité de les étendre vers des horizons prometteurs. Dans ce contexte, il a été convenu d\’intensifier les mécanismes et opportunités de communication, de concertation et de coordination entre les deux pays à différents niveaux.
Bachar el-Assad, indique l’agence de presse syrienne Sana, a souligné, dans ce sens, que les responsables et les ambassadeurs des deux pays ont beaucoup à faire pour élaborer un plan d’action commun sur la scène arabe et internationale.
« La Syrie et la Tunisie font toutes les deux face au courant obscurantiste, parce que ces deux pays partagent une valeur, celle de la pensée, de la conscience et de l’appartenance (…) Le peuple arabe en général n’a pas changé, mais la Tunisie est particulièrement importante parce qu’elle a été utilisée, ou montrée, comme une plate-forme du complot, non seulement contre la Syrie, mais contre la pensée arabe et l’appartenance arabe » a-t-il assuré dans une déclaration à la télévision tunisienne.
« Existe-t-il une base populaire ? Existe-t-il une base officielle pour une action arabe commune alors que nous sommes actuellement au milieu d’un sommet très important ? Existe-t-il une possibilité de relations bilatérales profondes qui vont au-delà des relations diplomatiques, au-delà de la relation entre officiels, au-delà de la relation entre les deux présidents, et qui sont tangibles au niveau populaire dans ses différents secteurs économiques, culturels et intellectuels ? Pour que nous soyons une conscience commune, quand nous disons : action arabe commune et nous sommes à un sommet, ce sur quoi repose l’action arabe commune, c’est la conscience commune. Ceci est un résumé de ma rencontre avec le président Kaïs Saïed » a ajouté le président syrien.
La Tunisie avait, rappelons-le, relancé, le mois dernier, ses relations diplomatiques avec la Syrie.

M.B.Z










