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Aymen Chtiba : aucun juge n’est venu se plaindre de harcèlement ou de pression


Le président du Syndicat des magistrats tunisiens (SMT), Aymen Chtiba, a affirmé, mercredi 7 juin 2023, que les magistrats travaillaient en toute indépendance notant qu’aucun juge ne s’est plaint de harcèlement ou de pression. 
 
Invité de l’émission Studio Shems sur Shems FM, il a assuré, au micro de Zina Zidi, de « l’honnêteté, l’indépendance et la neutralité des magistrats en charge des dossiers (politiques, de corruption et de terrorisme) ».  « Aucun juge n’est venu me dire qu’il avait subi du harcèlement ou des pressions », a-t-il avancé notant que les pressions politiques devraient être prouvées. « Pourquoi n’a-t-on jamais entendu un juge (évoquer de tels sujets ?) », a-t-il relevé. 
 
Aymen Chtiba a souligné que la question de l’indépendance de la justice avait été instrumentalisée suivant les intérêts des uns et des autres. « Quand la justice va dans un sens et plaît à une partie en particulier, elle devient indépendante, mais quand elle fait son travail et que ses décisions ne sont pas appréciées, la justice devient alors non-indépendante », a-t-il soutenu.  
 
Interpellé sur le décret 35 considéré comme un outil de pression indirecte sur les magistrats, le président du SMT a avancé que le juge se devait de jouer son rôle naturel, celui d’appliquer la loi sans crainte, même en présence de mécanismes de contraintes.  
 
Aymen Chtiba a ajouté qu’il avait longuement discuté avec le président du Parlement, Brahim Bouderbala, de la situation des juges et de la loi organisant la profession notant que le même sujet devrait être abordé dans les prochains jours avec la ministre de la Justice. « Nous sommes dans une phase de construction, nous devons donc accorder aux juges des outils pour les aider à jouer leur rôle », a-t-il indiqué.  
 
Dénonçant des campagnes de dénigrement contre les juges sur les réseaux sociaux, il a soutenu que les magistrats étaient sensibles à un tel environnement. Il a laissé entendre la nécessité d’assurer un environnement de travail propice pour que les juges puissent s’acquitter de leur mission loin des quelques pressions que certaines parties tentent d’exercer pour orienter les magistrats dans un sens ou dans l’autre ou pour influencer leurs décisions. « Nous espérons trouver une solution pour ces pages Facebook qui ne font qu’insulter les magistrats au quotidien », a-t-il déclaré.

 

N.J

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