Depuis sa nomination à la tête du gouvernement, Najla Bouden a évité les journalistes, leurs micros et surtout leurs questions pouvant être parfois gênantes vu la situation économique et politique du pays. Jusqu’à maintenant, elle n’était connue que pour un fameux « machallah » et plusieurs « oui » soufflés durant ses rencontres avec le président de la République, Kaïs Saïed.
Du côté des médias, beaucoup sont ceux ayant complètement abandonné l’idée d’obtenir une déclaration de la n°2 du pays. Ils ne cherchent même plus à tendre la main vu que les apparitions et les échanges avec Najla Bouden sont quasiment absents. La chose a été tournée en dérision et a fait l’objet de blagues et de railleries. Certains ont insinué qu’elle avait une phobie des micros.
Néanmoins, et à notre grande surprise, il s’est avéré que la cheffe du gouvernement était capable de parler et de formuler des phrases compréhensibles et audibles. Ceci a eu lieu dans le cadre de sa participation au sommet se déroulant les 14 et 5 juin à Genève en Suisse sur le sujet « la justice sociale pour tous » et organisé par l’Organisation Internationale du Travail.
En plus d’entendre enfin notre cheffe du gouvernement parler, nous avons été surpris de constater la joie et la satisfaction exprimées alors qu’elle a expliqué être présente sur mandat du président. Toujours avec un sourire béat, Mme. Bouden a déclaré, dans une vidéoe publiée le 14 juin 2023 : « Je suis là, mandatée par son excellence le président de la République de Tunisie, le professeur, Kaïs Saïed pour justement apporter notre appui à l’initiative du directeur général de l’Organisation Internationale du Travail pour une coalition pour une plus grande justice sociale et pour que tout le monde puisse afficher clairement et sans équivoque sa solidarité pour tous ».
La participation de Mme Bouden a eu lieu à travers la publication d’une vidéo montrant son arrivée au sommet à la date du 14 juin 2023. « Il est très important que nous puissions être là pour penser tous ensemble et de manière globale et après agir au niveau local… Il est temps que nous autres, au niveau des nations, on puisse intégrer comme priorité cette justice sociale, qu’on puisse la déclarer à l’échelle nationale, mais, également, à l’échelle multilatérale », a-t-elle déclaré à cette occasion.
Najla Bouden a considéré que les inégalités se creusaient davantage et que la communauté internationale se devait d’envoyer un message très fort en termes de solidarité pour tous et de manière à ce que personne ne soit laissé pour compte. Najla Bouden a considéré que la justice sociale devait se transformer en un élément incontournable en ce qui concerne les projets de société.
S.G










