Les ouvrages de sociologie électorale qui s\’y consacrent le considère comme un symptôme révélateur du déclin des partis du fossé qui s\’est créé entre la classe politique et la société.
La culture populiste se construit autour de cinq éléments :
1. La distinction entre « eux » et « nous »: Les leaders populistes divisent souvent la société en deux camps, opposant le peuple aux élites. Ils créent un sentiment d\’unité parmi les masses en identifiant un ennemi commun
2. Une préférence de la démocratie directe sacraliser par le recours au référendum et une vision polarisée de la souveraineté qui rejette les corps intermédiaires et qui a une conception de la volonté générale comme étant susceptible de s\’exprimer spontanément
3. Rejet des institutions établies : Les populistes remettent souvent en question les institutions politiques, économiques et médiatiques existantes, les accusant de corruption, de trahison ou de négliger les intérêts du peuple. Ils prônent des réformes radicales et promettent de restaurer la volonté du peuple.
4. Appel au nationalisme : Le populisme est souvent associé à un fort sentiment nationaliste. Les leaders populistes mettent en avant l\’identité nationale, exaltent les valeurs traditionnelles et prônent une politique souverainiste.
5. Le discours émotif qui consiste en la mobilisation d\’un ensemble de passions et d\’émotions pour exalter le « peuple unique » auquel s\’identifie un leader charismatique censé être non seulement l\’élu ou le délégué mais aussi celui qui rend le peuple présent à chaque instant .
Bien que le populisme puisse gagner en popularité en raison de ses promesses de changement et de sa critique des élites, il pose également des défis pour la démocratie
La première et la plus évidente critique que l’on peut faire au populisme est son illibéralisme, à savoir sa tendance à considérer que l’affirmation de la souveraineté collective prime sur les droits des individus. Cette critique est importante, mais certainement pas du point de vue des populistes contemporains eux-mêmes, puisque ceux-ci considèrent que la démocratie n’est pas nécessairement libérale.
C’est pourquoi la critique fondamentale du populisme met en relief son caractère non démocratique, que l’on considère la question sous un angle théorique ou sous un angle pratique.
Sous l’angle pratique, les conditions de mise en œuvre des régimes populistes dans l’histoire conduisent à réduire la liberté sous toutes ses formes, que ce soit en supprimant ou en manipulant les autorités indépendantes du pouvoir, en exerçant un contrôle strict sur les médias, les associations ou les partis d’opposition, en mettant en cause l’indépendance également du pouvoir judiciaire, et enfin en mettant bien souvent en place des dispositifs juridiques pour organiser l’irréversibilité des régimes en les installant dans la durée.
les défis pour la démocratie sont alors nombreux et pas des moindres en voici quelques exemples
Polarisation et division: Le populisme tend à diviser la société en opposant le peuple aux élites, créant ainsi des tensions et des divisions sociales. Cela peut conduire à une polarisation politique et à une atmosphère de confrontation.
Simplification excessive des problèmes: Les solutions simplistes proposées par les leaders populistes peuvent ne pas être viables ou réalistes. Cela peut conduire à des politiques inefficaces ou à des décisions qui ne prennent pas en compte la complexité des problèmes réels
Affaiblissement des institutions démocratiques : Les leaders populistes remettent souvent en question les institutions démocratiques établies, sapant ainsi la confiance du public dans ces institutions. Cela peut affaiblir les contre-pouvoirs et compromettre l\’équilibre des pouvoirs.










