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Fadhel Abdelkefi : réformer n’est pas broyer et détruire !

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    Le président d’Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi, a souligné lors de son intervention, ce samedi 1er juillet 2023, au micro de Mourad Zeghidi, sur IFM, que si rompre avec un ancien système qu’on estime défaillant peut être une bonne mesure, les réformes ne doivent être menées dans une logique de destruction comme c’est le cas actuellement en Tunisie.

    « Qu’un président vienne dire qu’il veut rompre avec un système corrompu et réparer les choses, c’est excellent mais vouloir broyer, démolir, un système de 67 ans qui ne peut être totalement mauvais, là ça pose un problème » a affirmé Fadhel Abdelkefi.

    Il a souligné que la volonté de réforme est logique, que l’orientation politique est un choix qui incombe à tout président élu qui appelle toutefois au pragmatisme nécessaire pour construire et préserver les acquis.

    Rebondissant sur les déclarations du président de la République concernant la compagnie aérienne nationale, Tunisair, Fadhel Abdelkefi, a estimé, que, toutes les entreprises publiques ont besoin de capitaux propres, que l’open sky est nécessaire pour la relance du tourisme et pour que la Tunisie arrache sa place dans un secteur très concurrentiel.

    « Dire qu’il n’est pas question d’open sky en Tunisie veut dire que le tourisme ne se développera pas et que le revenu par touriste demeurera faible (…) Tunisair doit intégrer un partenaire technique étranger comme l’ont fait plusieurs autres compagnies cela ne touche en aucun cas la souveraineté nationale (…) ce qui se passe prouve que la classe dirigeante qui a gouverné le pays n’est pas courageuse et que la classe politique est plongée dans les calculs, dire que l’Union des travailleurs est forte n’est pas vrai, l’UGTT n’est pas forte, ce sont les gouvernements qui sont faibles (…) elle a fait preuve de plus d’organisation que les gouvernements » a-t-il poursuivi.

    Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, rappelons-le, hier, Rabiî Majidi, ministre du Transport, et Khaled Chelly, PDG de la compagnie aérienne Tunisair.

    Lors de la rencontre, les discussions ont porté sur le programme de sauvetage de cette entreprise publique « qui fut pendant de nombreuses années l\’une des plus florissante de ce secteur avant d\’être rongée par la corruption, tout comme de nombreuses autres institutions », indique un communiqué de Carthage.

    Le président de la République a souligné la nécessité de rétablir la gloire de Tunisair et d\’éliminer les causes qui ont conduit à son déclin, « en tenant pleinement pour responsables ceux qui ont voulu sa faillite afin de la céder ultérieurement, comme cela s\’est produit pour un certain nombre d\’institutions et d\’entreprises publiques ».

    Le chef de l\’État a également insisté sur le fait que « le ciel doit être ouvert aux avions tunisiens et non envahi par des avions qui ne laissent pas de place à nos avions dans leurs essaims », une référence à son refus de l’Open Sky.

     

     

     

    M.B.Z

     

     

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