L’ancien député actuellement dirigeant du mouvement Azimoun, Ayachi Zammel, est revenu, jeudi 13 juillet 2023, sur l’accord en négociation entre la Tunisie et l’Europe et qui porte, entre autres, sur la migration irrégulière.
Invité de la Matinale de Shems Fm, il a déclaré, au micro de Wissal Kasraoui, que l’Union européenne devrait appuyer la Tunisie avec des équipements et des moyens techniques dans la protection de ses frontières. Selon Ayachi Zammel, la protection des frontières devrait être une priorité absolue et se trouver au cœur des négociations entre la Tunisie et l’Europe.
Expliquant que le flux migratoire subsaharien provient essentiellement d’Algérie et de Libye, il a ajouté que la Tunisie devrait ouvrir les voies du dialogue avec ses voisins en premier, mais aussi avec les pays de provenance et les pays de destination ; la question migratoire étant, à son sens, un fardeau que la Tunisie ne peut pas supporter seule.
Le politicien a avancé, également, que la formation devrait être un volet à exploiter estimant que l’Union européenne pourrait soutenir la Tunisie dans la formation des jeunes surtout que l’Europe a besoin d’une main d’œuvre qualifiée. Cela permettrait aux jeunes tunisiens d’accéder, dans les règles, au marché du travail européen et limiter ainsi la migration irrégulière.
Ayachi Zammel a assuré que son parti soutenait le président de la République dans sa démarche précisant que la Tunisie ne peut jouer le rôle de policier pour protéger les frontières européennes contre le flux migratoire et ne peut non plus être une terre d’installation pour les nombreux migrants subsahariens qui considèrent la Tunisie comme une terre de passage.
Il a soutenu que le nombre de Subsahariens actuellement présents sur le sol tunisien, bien que indéterminé, restait gérable sur les plans administratif et sécuritaire notant que la Tunisie pourrait travailler sur une stratégie de rapatriement surtout que cela ne s’oppose nullement avec les droits humains.
Le politicien a annoncé, par ailleurs, qu’il était de nouveau interdit de voyager. Les motifs ne lui ont pas été communiqués, selon ses dires. Son avocat devrait avoir de plus amples informations aujourd’hui même auprès des autorités de tutelle.
En septembre 2022, l’ancien député a été empêché de voyager alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol dans le cadre de ses activités d’homme d’affaires. La police des frontières lui avait, alors, signifié, après consultation du parquet, qu’il ne pouvait voyager qu’après présentation d’un document du tribunal prouvant qu’il ne fait l’objet d’aucune interdiction de voyage.
Cette interdiction de voyage intervient alors que l’affaire de complot contre l’État en lien avec la plénière de mars 2022 refait surface. L’ancien député Majdi Karbai a affirmé, il y a de cela deux jours, avoir découvert que son nom figurait sur une liste de députés accusés de complot contre la sûreté de l’État. La liste en question serait celle des députés qui ont participé à la plénière en ligne de mars 2022 alors que Kaïs Saïed avait annoncé le gel des travaux du Parlement. Cette plénière sera, d’ailleurs, la dernière. Dans la foulée le chef de l’État a annoncé la dissolution du Parlement.
N.J










