La crise entre le ministère de l’Éducation et la Fédération de l’enseignement de base a atteint son paroxysme. En réaction au maintien du blocage des notes des élèves après l’échec des négociations, le département de Mohamed Ali Boughdiri a opté pour l’escalade en limogeant 350 directeurs d’école et en retenant les salaires de juillet pour 17.000 enseignants.
Face à ces tensions qui ne cessent d’augmenter, l’Union générale tunisienne du travail a préféré le silence. Aucun communiqué, aucune tentative d’apaisement. C’est d’une pancarte que la Centrale syndicale s’est contentée. « Couper des salaires c’est couper des têtes », a-t-on écrit sur cette pancarte publiée sur la page Facebook de l’organisation, dans la soirée de lundi 10 juillet 2023.
Cette publication n’a pas manqué de faire réagir la toile. Plusieurs ont jugé indigne l’inaction de l’UGTT alors que le ministère de l’Éducation et la Fédération de l’enseignement de base sont aux épées et aux couteaux. D’autres ont choisi la dérision pour dénoncer la situation surtout que l’UGTT s’est toujours revendiquée en première ligne pour défendre les droits des travailleurs.
En octobre 2022, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi a même affirmé que l’année 2023 serait celle des enseignants assurant que la Centrale syndicale soutiendra les revendications des enseignants.
N.J










