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La Cour africaine intervient au profit de Ghannouchi, Ferjani, Bhiri et Chaouachi

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La Cour africaine des droits de l\’Homme et des peuples a décidé d’intervenir au profit de quatre détenus politiques se trouvant en prison en Tunisie. Il s’agit de Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha et ancien président du Parlement, Said Ferjani, ancien député et figure d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, ancien ministre et leader d’Ennahdha et Ghazi Chaouachi, ancien ministre et ancien secrétaire général d’Attayar.

Dans une décision rendue le 1er septembre 2023, la Cour africaine des droits de l\’Homme et des peuples a ordonné aux autorités tunisiennes de permettre aux détenus de recevoir des visites des membres de leurs familles et de pouvoir communiquer avec leurs avocats et médecins. La cour a, aussi, appelé les autorités à informer les détenus des raisons de leurs arrestations et de leur présenter les informations adéquates et les faits ayant conduit à leur arrestation. Ces mesures doivent être appliquées, selon la Cour, dans un délai n’excédant pas quinze jours.

La Cour africaine des droits de l\’Homme et des peuples avait été saisie en mai 2023. Elle a, également, été appelée à enquêter sur le décès de Ridha Bouzayen, sympathisant d’Ennahdha décédé quelques jours après avoir participé aux manifestations du 14 janvier 2022. Selon certains récits, il aurait été violenté par les forces de l’ordre alors que ’autres versions évoquent un AVC. 

Une troisième demande a été déposée au nom de Bechir Akremi, ancien procureur de la République, lui aussi arrêté.


Dans le communiqué émis aujourd\’hui, la Cour africaine des droits de l\’Homme et des peuples avait critiqué les conditions de détention des prisonniers politiques et a considéré que celles-ci pouvaient provoquer des dommages irréversibles. Tout en affirmant que les détenus étaient en danger, elle a considéré que les procédures suivies pour procéder à l’arrestation n’étaient pas claires. 

La Cour se prononcera, d’après le même document, au sujet des atteintes visant les prisonniers politiques. Le communiqué est revenu sur le harcèlement des opposants et sur les arrestations arbitraires de juges, de syndicalistes, de journalistes, d’avocats et de membres de la société civile.

Le communiqué reprend par ailleurs une déclaration de la fille de Said FerjaniKaouther Ferjani, indiquant que son père se trouvait dans une cellule encombrée et qu\’il partageait des toilettes avec 105 autres détenus et que sa cellule est infestée d\’insectes et de parasites. 

 

 

 

S.G               

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