Le professeur de philosophie, écrivain et analyste politique Hamadi Ben Jaballah a salué le silence et la prudence de l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT) au sujet de la situation en Tunisie. Il a considéré qu’on était dans l’obligation d’accepter une injustice au lieu du désordre.
« Notre première obligation est la préservation de l’État… Je préfère une injustice à un désordre… Nous sommes dans l’obligation d’accepter de mauvaises lois et faire preuve de patience… C’est là que réside la sagesse de l’UGTT. Même en temps de Habib Achour, ceci n’avait pas eu lieu… On fait preuve de patience », a-t-il déclaré lors de son passage du 23 novembre 2023 sur les ondes de Shems FM durant « La Matinale » de Wissal Kassrawi Gharbi.
Hamadi Ben Jaballah a considéré que l’UGTT cherchait à préserver l’État et évitait de se précipiter. Il a qualifié la situation actuelle de parenthèse entamée le 25 juillet 2021 pouvant causer de grandes pertes pour le peuple tunisien.
Pour rappel, l\’UGTT est, sans le dire clairement, en conflit avec l\’actuel gouvernement puisque plusieurs ministres ont porté plainte contre des militants et des dirigeants de la centrale syndicale. De plus, quelques analystes pointent du doigt la rupture totale des canaux de communication entre le pouvoir en place et l\’union et évoquent comme principale preuve l\’absence de rencontre entre le président de la République, Kaïs Saïed et le secrétaire général de l\’UGTT, Noureddine Taboubi.
S.G










