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Rim Mahjoub : on ne peut pas imaginer une démocratie sans opposition

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La présidente d’Afek Tounes, Rim Mahjoub a assuré qu’aucun leader du parti n’était favorable à un possible soutien au processus du 25-Juillet. Elle a considéré que le régime actuel n’était pas démocratique car il n’y avait pas d’opposition. « On ne peut pas imaginer une démocratie sans opposition », a-t-elle ajouté.

S’exprimant le 15 décembre 2023 durant « Midi Show » d’Elyes Gharbi sur Mosaïque Fm, Rim Mahjoub a indiqué que plusieurs constats élaborés par le président de la République, Kaïs Saïed, étaient plausibles, mais, que les décisions, prises par la suite, étaient inadéquates. Elle a cité les exemples de la spéculation et du monopole. La présidente d’Afek Tounes a expliqué que l’opposition pointait du doigt les défaillances du système et dévoilait la vérité au grand jour.

« Actuellement, aucune voix ne s’élève… Après avoir été députée à l’Assemblée nationale constituante et à l’Assemblée des représentants du peuple, j’ai intégré un master en sciences politiques… J’ai découvert que ce que nous vivons actuellement n’existe nulle part ! », a-t-elle dit.

Rim Mahjoub a indiqué qu’Afek se focalisera sur son académie politique afin de former une nouvelle génération de leaders. Il continuera, aussi, à suivre l’actualité et à proposer des alternatives afin de débloquer la situation. Elle a insisté sur l’installation d’un bon climat politique et économique.

Rim Mahjoub a affirmé que la dégradation du pouvoir d’achat était le résultat de l’absence d’une croissance économique résultant du manque d’investissement. Elle a estimé que les investisseurs étaient apeurés. « À chaque fois qu’on parle d’homme d’affaires, on les accuse de corruption, de vol et de spéculation… Ils sont diabolisés… Pire ! Dans le budget de 2024, seulement 1.757 millions de dinars sont dédiés à l’investissement public… Les dépenses sont orientées principalement vers les salaires… 2024 sera une année difficile ! », a-t-elle poursuivi.

Rim Mahjoub a considéré que l’État devrait opter pour d’autres solutions que la prison. Arrêter des hommes d’affaires ne résoudra pas le problème. Il faut encourager l’investissement. Il est possible d’opter pour des sanctions financières en plus de la restitution des fonds ou biens dérobés. Elle a, aussi, estimé que la Tunisie était dans l\’obligation de passer par la case FMI.

 

 

S.G

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