Le président du syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie, Naoufel Amira, a annoncé, mercredi 20 décembre 2023, que les négociations étaient en cours pour un renouvellement de la convention entre les pharmaciens et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).
« La machine est en marche », a-t-il affirmé au micro d’Elyes Gharbi dans une intervention téléphonique dans l’émission Midi Show sur Mosaïque FM. Il a précisé que le renouvellement aurait lieu bientôt en attendant la conclusion d’une convention permanente.
Selon ses dires une convention permanente sera signée une fois toutes les conditions réunies, c’est-à-dire la bonne santé financière de la Cnam et le remplacement du système actuel par un système informatisé et la disponibilité de la carte Labes.
Naoufel Amira a rappelé que la Cnam avait été créée sur décision politique avec un système boiteux et un financement largement inférieur au nécessaire. L’absence d’une réforme de la Cnam conjuguée à la stagnation du marché de l’emploi et la hausse du nombre de retraités a conduit à l’implosion de l’ensemble du système de la retraite, puis celui de l’assurance maladie.
Il a expliqué, dans ce sens, que les caisses avaient pioché dans leurs réserves pour appuyer la Cnam jusqu’à épuisement. Ces caisses ont ensuite été renflouées par le gouvernement au détriment de l’assurance maladie. « La Cnam vit aujourd’hui de l’argent des prestataires de soins. Sans les pharmaciens, elle disparaîtrait », a-t-il avancé notant que cela fait huit ans que les pharmaciens se sacrifient pour la viabilité de la Cnam.
Il a signalé que l’État exigeait des pharmaciens un paiement au comptant alors que les dettes de la Cnam auprès des pharmacies en cessent d’augmenter. « C’est un crédit sans intérêt pour l’Etat dont le montant s’élève à 80 millions de dinars », a-t-il indiqué.
N.J










