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Hassen Chalghoumi porte plainte contre Rima Hassan après une « fatwa » sur X

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    *Crédit photo : Tasnim Nasri / Anadolu Agency / Anadolu via AFP

    L’imam à la mosquée de Drancy en Seine-Saint-Denis, Hassen Chalghoumi, a déposé plainte contre l’eurodéputée de La France insoumise Rima Hassan, qu’il accuse de l’avoir visé par une « fatwa » le 17 août sur X, a appris l’AFP mardi 26 août 2025 auprès de son avocat.

    Sollicitée, l’équipe de l’eurodéputée, visée par plusieurs plaintes, a évoqué « une nouvelle tentative d’instrumentalisation de la part des soutiens d’Israël, qui se servent de Hassen Chalghoumi pour légitimer un acharnement judiciaire contre Rima Hassan ».

    Me David-Olivier Kaminski, avocat de M. Chalghoumi, a déposé plainte vendredi à Paris avec constitution de partie civile, une procédure visant à obtenir la saisine d’un juge d’instruction. 

    « Cette fatwa (…) est d’une violence criminelle inédite en France. Depuis 2023, Mme Hassan a échappé aux poursuites judiciaires. Avec cette plainte, nous verrons si tous les citoyens sont égaux devant la justice ou si certains bénéficient de plus de mansuétude que d’autres », a-t-il précisé. 

    La plainte, dont l’AFP a eu connaissance, vise le délit de provocation à la commission d’une infraction d’atteinte volontaire à l’intégrité physique ainsi que le crime d’association de malfaiteurs en vue de commettre un homicide volontaire avec préméditation, commis en bande organisée. 

    Il appartiendra au parquet de Paris puis à un juge d’instruction de se positionner sur la recevabilité de la plainte avant une éventuelle enquête.

    Le 17 août, Rima Hassan a publié un message sur X mentionnant les noms du rappeur tunisien Balti et de l’écrivaine franco-marocaine Nesrine Slaoui, deux personnalités qu’elle a critiquées par le passé, suivis d’une émoticône coche verte, synonyme de tâche accomplie.

    Le nom de Hassen Chalghoumi vient ensuite dans le même message, suivi d’une émoticône sablier, c’est-à-dire ce qui reste à faire.

    La plainte estime que Mme Hassan « construit une meute de followers (…) afin que des violences soient attentées à l’encontre » de l’imam. Depuis le message du 17 août, Mme Hassan « n’a jamais démenti (…) son intention d’inciter à attenter à (sa) vie », insiste la plainte. 

    « Le tweet mentionné pointait l’hypocrisie manifeste de Chalghoumi, sur l’islam comme sur la Palestine, à l’image des deux autres personnes également citées dans le tweet. Ce tweet était une mise en lumière et une contextualisation, pas une menace », a encore contesté l’équipe de l’élue.

    © Agence France-Presse

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