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Attaque au couteau à Marseille : le frère d’Abdelkader Dhibi lance un appel à Kaïs Saïed

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Par Sarra Hlaoui

    Au lendemain de l’attaque au couteau survenue à Marseille, le frère de l’homme abattu par la police française a livré un témoignage détaillé sur les ondes de Diwan FM, contestant la version officielle et appelant les autorités tunisiennes à intervenir.

    « Je suis Abderrahmane Ben Mahmoud Ben Ali Dhibi, le frère d’Abdelkader, celui qu’ils ont tué en France. Je veux expliquer pourquoi mon frère a été tué », a-t-il déclaré d’emblée.

    Selon lui, Abdelkader « vivait proprement, ne buvait pas, ne consommait pas de drogue » et « n’avait aucun antécédent ». Installé en France, il résidait dans un hôtel tenu par « un propriétaire tunisien » dont « le gendre était algérien ».

    Le frère raconte que le conflit aurait éclaté à propos du paiement du loyer : « Mon frère lui a dit qu’il n’avait pas encore d’argent, qu’il attendait quelques jours pour toucher son allocation chômage. Il a demandé un délai. » Mais à son retour, « il a trouvé ses affaires jetées dehors et un autre occupant installé à sa place ».

    « Ils l’ont humilié et agressé. Le propriétaire et d’autres personnes l’ont frappé avec un bâton, avec des verres, avec des casseroles. Le sang coulait, on le voit sur les vidéos. » Et de préciser : « Mon frère n’avait rien à voir avec le terrorisme, il était droit, reconnu dans notre quartier. »

    Il dénonce le fait que son frère ait été abattu : « Ils disent terroriste, terroriste, et ils ont tiré sur lui. Mais il n’avait ni arme à feu ni bombe, juste un couteau. Même avec un couteau, on pouvait l’arrêter autrement. »

    Le frère estime qu’Abdelkader a été victime de discriminations : « En France, tout Arabe est considéré comme terroriste. »

    Il a également lancé un appel direct au président tunisien : « Monsieur le Président, je n’ai jamais voté de ma vie, mais je vous ai élu. Aidez-moi à obtenir justice pour mon frère. Je ne demande rien d’autre que son droit. »

    Enfin, il a insisté sur la question du rapatriement : « Je demande que le transfert du corps soit accéléré, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et nos représentants à Marseille. »

    Depuis mardi 2 septembre 2025, une vidéo glaçante circule sur les réseaux sociaux. On y voit un homme, le cou ensanglanté, tenant un couteau dans chaque main, proférant des insultes et semblant éviter des tirs de projectiles. Ces images sont issues de l’événement tragique qui a secoué Marseille la veille.

    S.H

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