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Lotfi Hajji revient sur son expérience à bord de la flottille Al Soumoud

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Par Hassen Khemakhem

    Le directeur du bureau d’Al Jazeera à Tunis, Lotfi Hajji, est revenu, lundi 6 octobre 2025, sur sa participation à la flottille Al Soumoud.
    Invité de l’émission Ahla Sbeh, diffusée sur les ondes de Mosaïque FM, M. Hajji a indiqué que cette mission reste la plus difficile et la plus complexe qu’il ait entreprise durant sa carrière.

    « Nous étions dans un combat entre la peur et la volonté », a déclaré le journaliste, en précisant que, lors du parcours de la flottille, les drones étaient présents à maintes reprises et représentaient une menace permanente.

    « Dans notre itinéraire entre la Grèce et l’Italie, nous étions convaincus que les drones pouvaient nous bombarder à tout moment », a-t-il ajouté, tout en affirmant que le souvenir des calvaires subis par les journalistes à Gaza les motivait.

    « Au moment de l’assaut hollywoodien qu’ils ont mené, nous avons ressenti un mélange de défi et d’oppression », a poursuivi Lotfi Hajji, soulignant que les soldats israéliens voulaient se venger de l’équipage de la flottille, surtout après l’ampleur médiatique de l’opération.

    Lotfi Hajji a également expliqué que les provocations avaient commencé après le déplacement de l’équipage des navires vers le quai du port.

    « Ils ont tout fait pour nous humilier, et la vidéo partagée par les Israéliens lors de la visite d’Itamar Ben-Gvir a été modifiée », a-t-il déclaré. Il a ensuite précisé : « quand Ben-Gvir est venu, il nous a dit que nous étions des terroristes qui tuaient les enfants juifs. L’un d’entre nous a scandé Free, free Palestine et tous les détenus ont suivi. C’est à ce moment-là que Ben-Gvir est devenu nerveux. »

    Il a ajouté que ce sont ces moments-là qui ont été cachés par les autorités israéliennes.

    Lotfi Hajji a ensuite affirmé qu’à la suite de cet incident, les soldats avaient menotté les détenus en leur attachant les bras derrière le dos avec des serre-câbles très serrés, au point que le sang ne circulait plus dans leurs mains.

    « Son scénario était gâché et il n’a pas pu terminer son discours », a-t-il ajouté.

    M. Hajji a enfin salué le courage de l’équipage de la flottille, qui a défié l’oppression des autorités israéliennes, ainsi que le soutien fourni par les avocats présents sur place.

    H.K

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