Le Comité général des prisons et de la rééducation a publié, mardi 11 novembre 2025, un communiqué visant à répondre aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et dans certains médias concernant « un prétendu délabrement de l’état de santé de détenus en grève de la faim ».
L’autorité pénitentiaire « nie catégoriquement » ces allégations, assurant que la santé de tous les détenus, y compris ceux qui auraient entamé une grève de la faim, est suivie en permanence conformément aux protocoles médicaux en vigueur. Selon le communiqué, certaines affirmations seraient infondées, affirmant que « la prétendue grève de la faim de certains détenus est dénuée de tout fondement ».
Le comité général indique que « les constats effectués et les témoignages documentés, qu’ils proviennent du personnel encadrant ou des médecins de l’hôpital public, ont démontré la fausseté de leurs allégations, notamment face à leur refus de se soumettre aux examens médicaux destinés à mesurer leurs signes vitaux et à la preuve que certains d’entre eux consommaient des aliments et des boissons ». Et de poursuivre : « l’un des détenus concernés a été transféré dans un hôpital public, mais a refusé de se soumettre aux examens des médecins du secteur public, lesquels ont confirmé l’intégrité de son état physique ».
Ce communiqué fait suite à une première déclaration de l’administration qui avait contesté la gravité de l’état de santé de Jaouhar Ben Mbarek, militant politique en détention à la prison de Belli. Ses avocats et une délégation de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, accompagnée d’un médecin, avaient alerté sur son état de santé. Depuis le début de sa grève de la faim, plusieurs autres détenus politiques ont rejoint le mouvement, notamment Issam Chebbi et Abdelhamid Jelassi.
Si le Comité général des prisons insiste sur son respect du droit et la présomption de suivi médical, la défense des détenus et les organisations de la société civile dénoncent un dénigrement systématique des alertes sur l’état réel des prisonniers. Selon ces acteurs, le ton général et évasif des communiqués officiels tend à minimiser les risques encourus par les détenus et à éluder les responsabilités de l’administration pénitentiaire.
R.B.H










