Le président du Parlement, Brahim Bouderbala, est revenu, lors de la séance plénière de ce mardi 11 novembre 2025, sur la convention de coopération défensive signée récemment entre la Tunisie et l’Algérie.
Dans son intervention, le président de l’Assemblée des représentants du peuple a affirmé que « ce qui a été accompli avec notre sœur l’Algérie s’inscrit dans l’esprit de la Constitution et la vision future de notre pays, dans le cadre de l’intérêt commun et de la souveraineté nationale du peuple tunisien ».
Brahim Bouderbala a rappelé à ce propos que l’article 7 de la Constitution tunisienne stipule que « la Tunisie fait partie du Grand Maghreb arabe et œuvre à réaliser son unité dans le cadre de l’intérêt commun ».
Il a ajouté : « Je considère qu’il est du devoir de notre Parlement et de la fonction législative, dans ses deux composantes, d’adresser ce message aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur ».
Pour rappel, la visite récente du ministre de la Défense nationale en Algérie a abouti à la signature d’un accord de coopération militaire entre les deux pays. Cet accord couvre plusieurs domaines, notamment la formation, l’entraînement, l’échange d’informations et d’expertises, ainsi que le renforcement de la coordination bilatérale et de la coopération opérationnelle dans la sécurisation des frontières.
Selon un communiqué publié sur le site officiel du ministère tunisien de la Défense, cette nouvelle convention vient compléter celle signée en 2001, tout en étant plus globale et adaptée aux aspirations des deux parties. Elle vise à consolider le partenariat stratégique tuniso-algérien, fondé sur la confiance et le respect mutuels, et à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération face aux défis sécuritaires régionaux.
S.H











2 commentaires
Hannibal
Cher Monsieur Bouderbaka, Veuillez nous rappeler cette constitution sur un coin de table.
Ensuite, nous vous prions de nous expliquer comment un accord à sens unique s’inscrit dans le cadre de la souveraineté nationale.
Enfin, par votre déclaration, voulez-vous juste faire plaisir à ce voisin ou lancez-vous un appel pour qu’il intervienne si ça tourne au vinaigre pour vous et tous les pseudo défenseurs de se souveraineté nationale ?
HatemC
Une coopération qui ne parle pas au nom des Tunisiens …
Parler au nom de “la souveraineté nationale” tout en liant la défense du pays à un voisin qui a spolié plus de 20 000 km² de terres tunisiennes relève d’un profond contresens politique.
Ce que le président du Parlement présente comme une “coopération fraternelle” est perçu, par une grande partie des Tunisiens, comme une capitulation symbolique — un effacement de la mémoire historique de Sakiet Sidi Youssef, de Bizerte et des sacrifices consentis pour la liberté d’un autre peuple.
Évoquer “l’unité du Grand Maghreb arabe” sans exiger d’abord la restitution des territoires frontaliers volés revient à parler d’unité sans justice, et de souveraineté sans dignité.
La Tunisie ne peut pas construire sa sécurité sur un oubli organisé ni sur la complaisance d’hommes politiques prêts à se plier à Alger pour préserver leurs postes.
La véritable sécurité nationale commence par la mémoire, la clarté et le respect mutuel — pas par la soumission. … Virez moi cette gueule de ma vue … HC