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Sonia Dahmani honorée à New York, détenue à Tunis

Par Myriam Ben Zineb

L’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani vit, cette semaine, un contraste aussi brutal que symbolique : honorée à New York, mais maintenue derrière les barreaux en Tunisie.

Le Prix international de la liberté de la presse 2025, décerné par le Comité pour la protection des journalistes (Committee to Protect Journalists – CPJ), devrait lui être remis ce jeudi soir 20 novembre 2025. La cérémonie, suivie par les plus grands médias mondiaux, devrait débuter à 19h30 heure de New York (1h30 heure tunisienne). Cette distinction met en lumière le décalage saisissant entre la reconnaissance internationale de sa défense de la libre expression et la réalité judiciaire qu’elle affronte.

Le CPJ la présente comme « une figure médiatique de premier plan, connue pour sa défense audacieuse des droits humains et des libertés civiles », ajoutant qu’elle est devenue « un symbole de la réduction de l’espace accordé à la dissidence en Tunisie, autrefois considérée comme un modèle de liberté de la presse ».

« Sa présence médiatique sans compromis a fait d’elle une voix puissante pour la reddition de comptes, mais l’a aussi exposée alors que les autorités intensifiaient la répression », ajoute le comité qui précise que l’avocate « s’est fait connaître grâce à ses commentaires incisifs et francs à la radio et à la télévision, où elle abordait des sujets comme la situation politique en Tunisie, l’érosion de l’indépendance judiciaire, la contraction des libertés civiles, les conditions carcérales et la politique migratoire ».

Sonia Dahmani est poursuivie dans plusieurs dossiers fondés sur le décret 54, visant ses prises de parole sur le racisme, la migration, l’organisation de la justice et les conditions de détention. Elle est détenue depuis 18 mois, depuis son arrestation à la Maison de l’Avocat à Tunis.

Ses défenseurs affirment que les procédures successives qui la visent ont pour effet, et pour objectif, de sanctionner l’exercice de sa liberté d’expression et de prolonger sa détention par un enchaînement de renvois et de nouveaux dossiers.

Sonia Dahmani doit comparaître à nouveau devant la justice demain, vendredi 21 novembre, dans une affaire portant sur des déclarations pour lesquelles elle a déjà été jugée. Une situation qui, selon son comité de défense, illustre la volonté de maintenir la pression judiciaire et de réduire au silence une voix critique.

M.B.Z

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4 commentaires

  1. ZARZOUMIA

    21 novembre 2025 | 18h06

    SARKO l’anguille , a driblé tout les détenus , 20 jours de détentions et 11 jours après sa liberté conditionnelle (( FLAGRANT )) a déjà trouvé le moyen d’écrire LE LIVRE et sa prochaine parution !! c’est pas du ..chie-dessus-tous ÇA ! il faut le faire malgré la batterie de casseroles qui traine .

  2. Citoyen_H

    20 novembre 2025 | 22h42

    WAOUH, C’EST VRAIMENT SURPRENANT.

    Tant de célébrité et tant de médiatisation !
    À quand son inscription au Hollywood Walk of Fame ?

    • Roberto Di Camerino

      21 novembre 2025 | 15h25

      IMBECILE!

  3. jamel.tazarki

    20 novembre 2025 | 21h09

    Franchement, je ne comprends pas quel intérêt Kais Saied pourrait tirer de l’emprisonnement abusif et injustifié de Mme Sonia Dahmani. C’est même contre-productif pour lui-même et pour l’économie tunisienne.

    Je cite Madame Bouallégui à propos Kais Saied sur Business News TN: «  »Le pire, c’’est que tout cela est inutile, improductif, stupide:
    – Une démonstration de force dans le vide, un autoritarisme sans stratégie. Même les dictatures les plus chevronnées savent choisir leurs batailles. Ici, on tape au hasard, sans logique, sans finalité. Juste pour le plaisir de montrer les muscles… ou d’agiter la peur.
    – Mais à force de créer des ennemis imaginaires, on finit par se fabriquer de vrais adversaires. Et quand tous les amis vous quittent, même la répression ne suffit plus à tenir le décor debout. »

    La Tunisie n’a besoin ni du clan RG, ni du clan KS. La Tunisie a besoin d’un État de droit.

    Chère compatriote, Madame Sonia Dahmani, tenez bon. Les dictatures et l’injustice n’ont plus d’avenir de nos jours.