Le président de l’Ordre des médecins vétérinaires, Dr Ahmed Rejeb, s’est clairement positionné, vendredi 12 décembre 2025, en faveur du recours à l’abattage des animaux errants constituant un danger avéré pour l’intégrité physique des citoyens. Cette prise de position intervient dans un contexte national marqué par une recrudescence des attaques de meutes de chiens sauvages dans plusieurs régions du pays.
Intervenant dans la matinale de Jawhara FM, Dr Rejeb a estimé que, face à certaines situations extrêmes, les autorités locales se trouvent confrontées à une obligation d’intervention immédiate, faute de solutions alternatives opérationnelles et disponibles à grande échelle. Il a ainsi rejoint l’analyse de l’animateur Hatem Ben Amara, soulignant que la protection des populations demeure un impératif non négociable, même lorsque les mesures nécessaires s’avèrent controversées.
« Que devons-nous faire ? Observer alors que des citoyens n’osent plus quitter leurs domiciles ? », s’est-il interrogé au micro de Sbeh El Ward, exprimant un constat d’urgence sécuritaire. Il a ajouté que plusieurs gouverneurs n’ont procédé à des opérations d’abattage qu’à la suite de plaintes répétées de la population, révélant un niveau d’exaspération critique face aux incursions de chiens errants dans le périmètre urbain.
Interpellé sur la présence croissante d’animaux sauvages et de chiens errants dans les zones densément habitées, Dr Rejeb a mis en exergue la corrélation directe entre la prolifération de ces meutes et la mauvaise gestion des déchets, notamment l’accumulation anarchique de poubelles servant de gîtes alimentaires. Il a rappelé que l’absence de politiques municipales rigoureuses en matière de propreté urbaine constitue un facteur écologique attractif favorisant le regroupement et la reproduction de ces animaux dans l’espace public.
Plusieurs associations de protection animale ont tenu, samedi dernier, un rassemblement devant le Parlement pour dénoncer les campagnes d’abattage menées notamment dans le Grand Tunis, en particulier à la suite de la décision du gouverneur de Tunis de lancer une opération massive de neutralisation de chiens errants.
Les organisations réclament l’arrêt immédiat de ces interventions létales et appellent à l’adoption urgente d’un cadre législatif dédié aux droits et à la protection des animaux, incluant des programmes de stérilisation, de vaccination, d’identification et de gestion durable des populations canines.
Cette controverse remet sur la table le débat national autour de la politique publique de gestion des animaux errants, partagé entre impératifs de sécurité, exigences sanitaires, considérations éthiques et insuffisances structurelles en matière de services municipaux. Alors que les autorités invoquent un protocole d’urgence dicté par la menace immédiate, les associations insistent sur la nécessité d’une stratégie globale, scientifiquement fondée et respectueuse du bien-être animal.
N.J












4 commentaires
HatemC
Où a-t-il obtenu son diplôme de vétérinaire ? Dans quelle faculté on enseigne que tuer est une stratégie de gestion animale, je n’es que mépris pour ce personnage …
UN INFECTE et un VIL PERSONNAGE
Abattre par facilité : la honte d’un vétérinaire, il est la honte de la profession …
Les professionnels devraient immédiatement se désolidariser de ce minable …
Il se met en contradiction avec l’éthique vétérinaire
Quand le pseudo président de l’Ordre des vétérinaires en arrive à défendre l’abattage préventif des animaux errants, c’est qu’il a oublié la mission fondamentale de sa propre profession : protéger la vie, pas la supprimer.
Qu’un vétérinaire, censé être le premier défenseur du bien-être animal, légitime cette pratique archaïque ?
C’est une faute morale. Une trahison. Un aveu d’INCOMPETENCE.
Surtout quand toutes les organisations internationales — OMS, OIE, associations vétérinaires du monde entier — répètent depuis 20 ans que l’abattage ne règle rien, ne réduit pas les morsures, ne fait pas baisser les risques sanitaires et ne contrôle pas les populations canines.
C’est une mesure primitive, inefficace, coûteuse, et indigne d’un pays moderne.
Un vétérinaire digne de ce nom se bat pour les solutions éthiques et efficaces.
Lui a choisi l’option la plus lâche.
Et le pire ?
Il ose parler “au nom de la profession”… Un Pauvre Type ….
Les seules stratégies qui marchent :
– Stérilisation massive et continue (CNVR)
– Vaccination antirabique de masse
– Gestion des déchets et hygiène urbaine
– Identification et responsabilisation des propriétaires
Ce sont les politiques appliquées :
– en Inde,
– au Maroc (programme Rabat/Inde),
– en Turquie,
– en Amérique latine,- dans la plupart des villes européennes.
Un président d’Ordre vétérinaire devrait le savoir mieux que personne…. HC
Gg
S’il faut tuer les animaux dangereux, ca va faire une hécatombe chez les humains!
HatemC
Un pauvre type au QI d’un cafard
Gore fest
Soyez réalistes : vous vivez dans un pays qui n’aura jamais, et ne voudra jamais allouer, un budget pour la stérilisation et la vaccination de masse.
Autre chose : vous dites que cela n’arrive jamais, or je vous rappelle que des campagnes d’abattage massif existent partout dans le monde lorsque des animaux présentent un danger pour les humains (grippe aviaire, vache folle, etc.).