Le député Hichem Hosni a interpellé, dans un statut publié sur ses réseaux sociaux, vendredi 12 décembre 2025, le président de la République au sujet du parti « Processus du 25-Juillet », un mouvement qui, selon lui, « sillonne les institutions et les régions en promettant des solutions ». L’élu s’interroge directement : « S’agit-il de votre parti, autrement dit du parti au pouvoir ? »

Cette question relance un débat persistant sur l’existence ou non d’un parti officieux gravitant autour du chef de l’État. Kaïs Saïed a pourtant toujours affirmé ne pas appartenir à une quelconque formation politique, martelant depuis 2019 son indépendance totale et son refus de se constituer en parti ou d’en parrainer un.
Or, sur le terrain, le parti « Processus du 25-Juillet » multiplie les initiatives publiques, organise des visites régionales et intervient dans plusieurs institutions, parfois de manière perçue comme parallèle à l’action de l’État. Cette présence visible, combinée à un discours aligné sur les orientations du président, nourrit les interrogations sur la nature réelle de ce mouvement et sur les liens qu’il pourrait entretenir avec le pouvoir exécutif.
Malgré les critiques et les multiples remarques, aucune réaction officielle n’a été enregistrée jusqu’ici. Ni la présidence, ni les autorités administratives ou judiciaires n’ont clarifié le statut légal de ce parti ni répondu aux accusations d’activité politique sans encadrement institutionnel.
La sortie de Hichem Hosni s’inscrit ainsi dans un contexte de flou persistant autour des structures politiques évoluant à proximité du chef de l’État, dans un paysage où les règles du jeu partisan apparaissent de plus en plus brouillées.
S.H











Commentaire
Citoyen_H
À CE RYTHME,
on va finir avec des milliers de candidats pour les futures élections présidentielles !
Pour le reste, No comment.