Un député de l’Assemblée des représentants du peuple s’est vivement attaqué au gouverneur de Tunis à travers une publication largement commentée sur les réseaux sociaux. Dans un post accompagné d’une vidéo, Amine Ouerghi dénonce, sur un registre ouvertement ironique, la prolifération des étals anarchiques dans plusieurs artères de la capitale.
Dans la séquence vidéo jointe à sa publication, le député montre des installations informelles occupant la chaussée et les trottoirs, bloquant la circulation automobile et entravant le passage des piétons. Une situation qu’il attribue, par dérision, à une forme de laxisme des autorités régionales, en particulier du gouvernorat de Tunis.
Dans son texte, Amine Ouerghi feint de saluer les « efforts colossaux » du gouverneur, estimant que l’installation anarchique serait devenue, par la force des choses, un pilier de l’économie nationale, sans cadre légal ni organisation. Il poursuit sur le même ton en évoquant une prétendue « révolution » dans le secteur du transport, illustrée par la multiplication de moyens de transport parallèles et non réglementés.
Le député élargit également sa critique aux conditions de vie dans certains quartiers populaires, évoquant l’état des réseaux d’assainissement et le manque de réponses concrètes des autorités, se limitant selon lui à de simples dénonciations de façade.
Par cette sortie sarcastique, Amine Ouerghi entend surtout pointer du doigt l’absence de régulation, l’occupation anarchique de l’espace public et leurs répercussions directes sur la mobilité, la sécurité et le quotidien des citoyens de la capitale. Une publication qui relance, une nouvelle fois, le débat sur la gestion urbaine à Tunis et sur la responsabilité des autorités régionales face à l’expansion du commerce informel et des transports parallèles.

M.B.Z










