Ce dimanche 18 janvier 2026, l’avocat et ancien député d’Al Karama, Seïf Eddine Makhlouf, a été placé en détention en Tunisie pour exécuter des condamnations judiciaires prononcées à son encontre. Il a été remis aux autorités tunisiennes par l’Algérie.
Sa sœur revient en détail sur les circonstances de son extradition d’Algérie.
Une expulsion dénoncée comme « une violation grave des droits internationaux »
Sa sœur, Nedia Makhlouf, dénonce une « violation grave » des lois internationales, des principes des droits de l’Homme et des conventions sur le droit d’asile, suite à cette expulsion forcée. Sur sa page Facebook, elle qualifie cet acte de « violation de tous les droits internationaux et des lois relatives au droit d’asile », rappelant qu’il s’agit d’« une infraction grave au principe de non-refoulement, qui interdit de renvoyer un opposant politique vers un pays où il risque persécution et procès politiques ».
Nedia Makhlouf précise que « Seif a été informé qu’il serait transféré à Alger pour des formalités administratives », mais que sa destination a été modifiée en secret et qu’il a été remis aux autorités tunisiennes à la frontière. Elle dénonce un geste « de trahison et de mépris du droit international ».

Pour elle, « ce qui s’est passé aujourd’hui n’est pas une simple procédure administrative », mais « une première dangereuse qui porte atteinte à la protection des réfugiés et des opposants politiques ». Elle ajoute que cet événement « révèle la nature oppressive et autoritaire de certains régimes qui bafouent les droits fondamentaux de leurs citoyens ».
Nedia Makhlouf conclut en affirmant qu’ils « redoutaient depuis plus d’un an et demi cette issue, conscients de la peur que suscite Seif Eddine Makhlouf simplement par son expression », avant d’ajouter : « La suite des événements reste à suivre… »
Le 13 janvier 2026, le Tribunal de première instance de Tunis a condamné par contumace Seïfeddine Makhlouf à cinq ans de prison avec exécution immédiate pour atteinte à la sûreté de l’État. Il est accusé notamment de divulgation de secrets de la défense nationale et d’avoir porté des accusations non fondées contre des agents de l’État.
R.B.H












Commentaire
Roberto Di Camerino
S’il est un pseudo-politicien qui mérite la prison, c’est bien cet énergumène. Son comportement n’avait rien de celui d’un député : il se conduisait comme un vulgaire videur de boîte de nuit, abusant de la force et du mépris.
Quant à l’argument brandi par sa sœur au nom des droits de l’homme, il relève de la pure manipulation. Les individus recherchés par la justice et en fuite ne bénéficient d’aucun droit d’asile. Des conventions internationales existent précisément pour extrader les délinquants et les contraindre à répondre de leurs actes devant la loi. Certes, quelques États refusent d’y adhérer, mais encore faudrait-il avoir l’intelligence d’en trouver un : ce voyou en est manifestement incapable≥