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Facturation électronique : l’Ordre des avocats conteste la note du ministère et annonce un recours en justice

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Par Myriam Ben Zineb

    La controverse autour de la généralisation de la facturation électronique s’intensifie. Après la publication, le 23 janvier 2026, d’une note explicative du ministère des Finances visant à préciser l’application de l’article 53 de la Loi de finances, l’Ordre national des avocats de Tunisie est monté au créneau. Dans un communiqué rendu public mercredi 28 janvier 2026, son Conseil rejette fermement l’interprétation de l’administration et annonce des actions judiciaires.

    Une interprétation jugée contraire à la loi

    L’Ordre considère que la note générale n°2 de l’année 2026, par laquelle l’administration assimile les professions non commerciales, dont la profession d’avocat, aux prestataires de services soumis à l’obligation de facturation électronique, « dépasse son rôle interprétatif » et constitue « une violation manifeste de la loi ».
    Selon les avocats, cette lecture contredit non seulement le sens juridique des textes, mais aussi plus de trente ans de doctrine administrative distinguant clairement les prestations de services des professions non commerciales.

    Atteinte à la sécurité juridique et au secret professionnel

    Le Conseil de l’Ordre estime que la note du ministère instaure, de facto, un nouveau régime non prévu par la Loi de finances 2026 et laisse une large marge d’appréciation à l’administration, notamment en matière de sanctions, ce qui porterait atteinte au principe de sécurité juridique.
    Il y voit également une menace pour l’indépendance de la profession et pour le respect du secret professionnel, fondements de l’exercice de l’avocature, dans un contexte où les garanties techniques de la facturation électronique ne sont pas encore pleinement assurées.

    L’administration tenue pour responsable des perturbations

    Les avocats mettent en cause la responsabilité du ministère des Finances et de l’autorité de tutelle quant aux dysfonctionnements susceptibles d’affecter leurs relations avec les institutions publiques et privées, ainsi que l’activité des cabinets. Ils soulignent, en outre, que l’ensemble du processus d’élaboration des textes s’est déroulé sans concertation avec le Conseil national de la fiscalité.

    Un recours en annulation et une coordination avec les professions libérales

    Sur le plan juridique, le Conseil de l’Ordre a décidé de charger des avocats d’introduire un recours en annulation pour excès de pouvoir contre la note générale du 23 janvier 2026.
    Il a également annoncé une coordination avec les autres professions libérales afin de définir des démarches communes visant à amener l’administration à revoir sa position et, au besoin, à engager des actions collectives en défense de la légalité.

    Un débat qui dépasse la seule profession d’avocat

    Cette prise de position intervient dans un contexte déjà tendu autour de l’article 53 de la loi de finances 2026. Si le ministère des Finances affirme que l’extension de la facturation électronique aux prestations de services, y compris celles des professions non commerciales, se fera de manière progressive et sous conditions techniques, de nombreux acteurs dénoncent une réforme précipitée et juridiquement fragile.

    La contestation de l’Ordre des avocats vient ainsi s’ajouter aux critiques formulées par d’autres organisations professionnelles et par des députés, qui ont récemment déposé une proposition d’amendement pour encadrer plus strictement l’extension du dispositif. Elle ouvre surtout la voie à un bras de fer judiciaire et institutionnel autour de l’interprétation de l’article 53 et du rôle des notes administratives dans la définition du droit applicable.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. A4

      Répondre
      29 janvier 2026 | 16h27

      Ils n’ont rien compris ces avocats !!!
      D’après un GRAND MONSIEUR du ministère de je ne sais plus quoi, entendu tout à l’heure sur mosaïque FM, chaque facture électronique va vous coûter 190 millimes de plus.
      Un calcul rapide:
      320 mille petites entreprises concernées x 10 factures par jour en moyenne x 0,190 dinar x 300 jours par an = 182 400 000 dinars de recettes supplémentaires dans les caisses de l’état !!!
      L’ETAT ne vous aime que pour ça, et tant pis pour vous si vous n’avez plus de médecins dans les hôpitaux et plus de médicaments dans les pharmacies …

      L’ETAT
      Ecrit par A4 – Tunis, Août 2009

      Ce n’est ni la roue
      Ni les vis-écrous
      Ni même le rail
      Ou d’autres trouvailles

      Qui sont les plus belles
      Les plus sensuelles
      Les meilleures en somme
      Inventions de l’homme

      C’est plutôt l’état
      Dans tous ses états
      Qui sûr à mes yeux
      Se classera le mieux

      C’est l’état de guerre
      Qui tue et enterre
      Dans des fosses communes
      Lors de nuits sans lune

      C’est l’état de folie
      Qu’on attache au lit
      Et qui chante et danse
      Puis qui entre en transe

      C’est l’état de manque
      Qui braque les banques
      S’agrippe et s’accroche
      Et te vide les poches

      C’est l’état-major
      Qui te fait du tort
      Affame ta mémé
      Et gave son armée

      C’est l’état liquide
      Des eaux pas limpides
      Qui coulent et qui glissent
      Puis qui t’envahissent

      C’est l’état d’ivresse
      Qui t’oblige sans cesse
      A remplir son pot
      De taxes et d’impôts

      C’est l’état civil
      Qui tel un débile
      Note tes pointures
      Et progénitures

      C’est l’état de siège
      Qui tourne en manège
      Et où bien s’asseoir
      Constitue un art

      C’est l’état de fuite
      Qui sait agir vite
      Détournant les malles
      De la banque centrale

      C’est l’état de ruine
      Qui crie et qui couine
      Et te rode autour
      Tel un vrai vautour

      C’est l’état d’alerte
      Qui cherche ta perte
      Se frottant les mains
      Te sachant défunt

      C’est l’état de choc
      Qui agit en bloc
      Et qui par surprise
      Te rafle la mise

      C’est l’état gazeux
      mouvant et vaseux
      Qui grogne et aboie
      En langue de bois

      C’est l’état des lieux
      Qui se prend pour dieu
      Construit des enfers
      Sur terre comme en mer

      C’est l’état statique
      Où des gars s’appliquent
      A freiner encore
      Des gars au point mort

      C’est l’état de grâce
      Qui devant la glace
      Admire sa bedaine
      Huit jours par semaine

      C’est l’état d’esprit
      Qui veut que tu pries
      Au moins par décence
      Et obéissance

      C’est l’état de santé
      Atteint de cécité
      Ne sachant quoi dire
      Ment comme il respire

      C’est l’état de crise
      Sans matière grise
      Formé de tarés
      Vivant à tes frais

      C’est l’état solide
      Serrant fort ses brides
      Te rouant de coups
      Et te tordant le cou

      Puis c’est l’état d’âme
      Qui pour rien s’enflamme
      Spoliant un à un
      Veuves et orphelins

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