Le ministre du Commerce et du Développement des Exportations, Samir Abid, accompagné du gouverneur de Tunis, Imed Boukhris, a inspecté le vendredi 20 février 2026 le marché central de la capitale pour évaluer l’approvisionnement, la qualité des produits et les prix.
Cette visite a révélé, selon un communiqué du ministère, « plusieurs irrégularités », notamment des hausses artificielles des prix et des pratiques commerciales non transparentes. Les équipes de contrôle économique, actives 24h/24, ont relevé des infractions comme l’absence d’affichage des prix, la dissimulation de marchandises et la vente à des prix illégaux.
La veille, la Commission de l’industrie, du commerce et de l’énergie à l’Assemblée des représentants du peuple avait auditionné le ministre sur les préparatifs du ministère pour le mois de Ramadan. Le plan présenté par le ministre repose sur quatre axes : approvisionnement, maîtrise des prix, contrôle économique et rationalisation de la consommation, avec des mesures spécifiques pour les périodes de forte demande.
Priorité à la production nationale et mesures d’approvisionnement
Le ministère privilégie la production locale, avec un recours exceptionnel à l’importation, et prévoit :
• 95.000 tonnes de légumes et fruits de saison
• 120.000 tonnes de dattes et pommes
• 165 millions d’œufs pour février et mars, avec un stock régulateur de 18 millions d’unités
Pour les viandes et le poisson, des volumes précis sont mobilisés et des mesures d’encadrement des prix et des marges sont prévues. Le lait, le pain, le café et le sucre bénéficieront également d’une distribution renforcée pour stabiliser l’offre.
Encadrement des prix et contrôle renforcé
Les prix des principaux produits sont gelés, des plafonnements de marges sont appliqués, et des points de vente fixes et mobiles offriront des tarifs préférentiels. Avant et pendant le Ramadan, 150 équipes de contrôle et 25 cellules fixes interviendront dans les principaux marchés pour prévenir spéculation, accaparement et ventes de produits non conformes.
Sensibilisation et coopération
Un volet de communication vise à rationaliser la consommation et à sensibiliser le public aux pratiques transparentes. Le ministre a insisté sur l’importance du rôle des citoyens pour signaler les abus et sur la coordination avec les autres ministères afin de protéger le pouvoir d’achat et garantir la stabilité du marché. Les députés ont appelé à renforcer les contrôles et à moderniser les mécanismes de gestion des marchés de gros grâce aux technologies numériques.
M.B.Z











2 commentaires
Judili58
Le contrôle au niveau des détaillants c’est bien mais insuffisant. Il faut un plus grand contrôle sur les routes pour mettre fin au trafic des intermédiaires. Hier mon marchand de fruits habituel m’a informé que le marché des gros de Bir El Kassia était «vide». Ce qui veut dire que la mafia est passée à l’action en asséchant le circuit de commercialisation légal. Les gacharas,baznassa,habatas, frigos les Dmax tous agissent en mafia et l’agriculteur a fini par se plier à leur diktat . L’état doit agir. Toute cargaison de produits agricoles sur la route doit être contrôlée et justifier son origine et sa destination. Le transporteur ne doit pas devenir intermédiaire. Il faut que cela cesse.
tda
de la poudre au yeux mr le ministre devant vous les bananes de contrebande a 20 tnd et plus ne vous ont pas gênés ni sautés au yeux , aucune action ni saisies des ces produits ni imposition du prix imposé de 7 tnd , les fraises sont passés de 7 a 10 tnd a plus de 12/13 tnd le kilo. je suis aller au marche central par deux fois a une semaine d intervalle les prix au marche du poisson ont prix près de 30 % sur une semaine quel contrôle quelles mesures pour cela .. la liste est longue et vos controleurs et vous mêmes êtes aveugles devant notre réalité
alors arrêtez votre cirque et rester dans votre bureau