Le président français Emmanuel Macron est intervenu, mardi 3 mars 2026, sur la situation au Moyen-Orient, alors que l’opération israélo-américaine contre l’Iran se poursuit et que les tensions s’étendent aux voies maritimes stratégiques.
L’Iran « porte la responsabilité première »
Le chef de l’État a estimé que l’Iran « porte la responsabilité première de cette situation ». Selon lui, la République islamique « a développé un programme nucléaire dangereux et des capacités balistiques inédites » et « armé et financé des groupes terroristes dans les pays voisins ».
Il a également évoqué la répression des manifestations du début d’année en Iran, affirmant que Téhéran « a une nouvelle fois, en janvier dernier, donné l’ordre de tirer sur son propre peuple », en référence aux milliers de morts recensés lors des troubles.
Des frappes « en dehors du droit international »
Si Emmanuel Macron a justifié l’intervention américaine et israélienne en la replaçant dans le contexte des actions iraniennes, il a toutefois dénoncé des opérations « conduites en dehors du droit international ».
Le président français a indiqué que Paris, aux côtés de Berlin et de Londres, plaide pour un arrêt rapide des frappes. « Une paix durable dans la région ne se fera que par la reprise de négociations diplomatiques », a-t-il affirmé.
Il a par ailleurs insisté sur le fait que le peuple iranien devait « librement décider de son destin ».
Renforcement militaire français en Méditerranée orientale
À la suite d’une frappe contre une base britannique à Chypre, Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de « moyens de défense antiaérienne supplémentaires » ainsi que de la frégate Languedoc, qui doit arriver « au large de Chypre dès ce soir ».
Il a également ordonné au porte-avions Charles-de-Gaulle de faire route vers la Méditerranée.
Le détroit d’Ormuz fermé, le commerce mondial menacé
Emmanuel Macron a invoqué les conséquences directes du conflit sur le commerce international pour justifier ce déploiement. « Aujourd’hui, le détroit d’Ormuz est de fait fermé », a-t-il déclaré, rappelant que près de 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial transitent par cette voie stratégique.
Le président français a également souligné les tensions qui pèsent sur le canal de Suez et la mer Rouge.
« Nous sommes à l’initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l’économie mondiale », a-t-il assuré.
R.B.H










