Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Annulation du dîner d’iftar organisé par Brahim Bouderbala

Par Imen Nouira

Le dîner d’iftar prévu par le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, à l’attention des députés, ce mardi 10 mars 2026, a été annulé. La nouvelle a été confirmée dans la matinée par l’élu Hassen Jarboui, au micro de Hatem Ben Amara, dans l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM.

Le dîner des députés reporté

Selon M. Jarboui, ce dîner avait initialement été organisé pour permettre aux élus, notamment ceux provenant des zones éloignées, de rompre le jeûne lors d’une journée de plénière. « L’iftar a été pensé parce qu’il y a une plénière aujourd’hui et que beaucoup d’élus n’auraient pas d’endroit pour rompre le jeûne », a-t-il expliqué.

Cependant, le programme a été bouleversé par le décès, la veille, de leur collègue Salah Mbarki, ce qui a conduit à l’annulation de l’événement, toujours selon ses dires.

Une polémique déjà bien ancrée

Ce dîner avait déjà suscité une vive controverse avant même son annulation. Certains députés avaient refusé de participer à ce repas organisé en « l’honneur du président du Parlement ». Parmi eux, Bilel Mechri avait exprimé son désaccord avec force dans un statut publié le samedi 7 mars 2026 sur Facebook : « Celui qui n’éprouve aucune honte peut se permettre tout ce qu’il veut… Brahim Bouderbala en est, hélas, l’exemple ».

Dans son message, M. Mechri a dénoncé le contexte jugé « douloureux » de l’organisation de ce dîner, rappelant la grève de la faim entamée le 4 mars par le député Ahmed Saïdani. Il a également critiqué le lieu choisi, un hôtel de luxe, financé selon lui par les contribuables, alors que de nombreux Tunisiens sont confrontés à une hausse du coût de la vie.

Le parlementaire a par ailleurs formulé de graves accusations à l’encontre du président du Parlement, qu’il a accusé d’agir sous l’influence de la ministre de la Justice Leila Jaffel, sans la nommer explicitement. Selon lui, le dîner visait à adresser des « messages politiques » aux députés : « Si vous souhaitez bénéficier du luxe et de l’aisance, mangez, profitez et gardez le silence. Mais si vous choisissez la voie de la vérité et la défense du peuple et de l’intérêt national, vous serez humiliés et la porte de la prison vous sera ouverte », avait écrit M. Mechri.

La polémique avait également pris de l’ampleur auprès de plusieurs personnalités publiques et de citoyens anonymes, générant un large débat sur la pertinence et le timing d’un tel événement.

I.N.

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

2 commentaires

  1. HatemC

    Répondre
    10 mars 2026 | 13h39

    « L’iftar a été pensé parce qu’il y a une plénière aujourd’hui et que beaucoup d’élus n’auraient pas d’endroit pour rompre le jeûne », …
    Ah, l’argument de la « détresse alimentaire » en plein cœur de Tunis…
    C’est vrai qu’on a tendance à oublier que le Bardo se situe au milieu d’un désert aride, à des journées de chameau du moindre restaurant ou de la moindre gargote ….

    Ah, c’est donc ça ! Le restaurant de l’Assemblée et les dizaines d’établissements du Bardo ont dû être frappés d’un sortilège d’invisibilité à 18h50. Heureusement que M. Jarboui nous a éclairés : sans ce dîner officiel, nos députés auraient sans doute dû bivouaquer dans l’hémicycle avec des rations de survie. C’est beau, ce sens du sacrifice pour la nation !

    Ce Jarboui est une flèche … HC

    • Gg

      Répondre
      10 mars 2026 | 15h48

      18h50… A cette heure tout devait etre prêt.
      Qu’ont ils fait de toute cette nourriture ?

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *