Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

La justice condamne Ridha Charfeddine à onze ans de prison

Par Sarra Hlaoui

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, jeudi 12 mars 2026, plusieurs hommes d’affaires dans une affaire de blanchiment d’argent liée notamment à des infractions douanières.

Selon une source judiciaire citée par l’agence Tap, le tribunal a prononcé une peine de onze ans de prison contre l’homme d’affaires et ancien député Ridha Charfeddine, tandis que Lotfi Charfeddine a été condamné à sept ans de prison et Ahmed Belli à dix ans de prison.

Les prévenus ont été reconnus coupables de blanchiment d’argent, notamment en exploitant les facilités liées à leurs activités professionnelles et sociales, à travers des fonds provenant d’infractions douanières et la création de situations juridiques fictives.

La même juridiction a également infligé aux accusés ainsi qu’aux sociétés impliquées des amendes dépassant onze millions de dinars.

Ridha Charfeddine est placé en détention depuis 2024 dans le cadre de plusieurs dossiers liés à des soupçons de corruption financière et administrative. En novembre dernier, la chambre criminelle spécialisée de la cour d’appel de Tunis avait déjà confirmé une peine de trois ans de prison, assortie d’amendes d’environ 72 millions de dinars, pour constitution d’avoirs à l’étranger sans autorisation de la Banque centrale de Tunisie.

S.H

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Commentaire

  1. jamel.tazarki

    Répondre
    13 mars 2026 | 9h32

    des peines d’emprisonnement excessives ne corrigent pas le système économique ; elles démoralisent au contraire l’initiative privée en matière d’entrepreneuriat. Si la justice doit sanctionner les délits, des peines de durées excessives risquent de détruire le capital entrepreneurial et d’étouffer l’initiative privée, ce qui nuit à la santé économique à long terme.
    –>
    Cette affirmation souligne un paradoxe socio-économique majeur : l’utilisation de la détention de durée excessive dans comme outil de régulation économique est non seulement inefficace, mais elle nuit également à l’écosystème entrepreneurial. Les données montrent en effet que l’incarcération de masse et les emprisonnements excessifs entravent le développement économique à plusieurs niveaux.

    Ne serait-il pas préférable d’avoir un système socio-économique un peu corrompu comme celui d’avant 2011, mais qui parvient à satisfaire tous les besoins des citoyens, plutôt qu’une gouvernance qui fait de la lutte contre la corruption un slogan national avec détérioration de la vie socio-économique ?

    Je cite les soucis des Tunisiens en cette période d’emprisonnement excessives sans résultats mesurables:
    – Pouvoir d’achat et salaires Face à la hausse des coûts,
    – Maîtrise du coût du logement: L’accession à la propriété devient un défi,
    – Gestion de la dette: Éviter l’endettement à taux élevé, souvent utilisé pour couvrir les dépenses courantes.
    – Sécurisation de la retraite : L’épargne pour la retraite est une priorité absolue, nécessitant des placements stables
    – Éducation des enfants : Accéder à des études supérieures de qualité sans s’endetter excessivement.
    – Santé et protection sociale : Une couverture santé adéquate pour faire face aux dépenses imprévues
    – Consommation de confort : La capacité à profiter de certains « luxes » comme des vacances, des sorties au restaurant ou la possession d’un véhicule, qui définissent le standard de vie de la classe moyenne.
    – Équilibre vie professionnelle/vie personnelle : Avec la pression de la « crise de l’abordabilité », la classe moyenne cherche à réduire son stress financier

    –>
    Pour Kais Saied, trop de choses héritées de la précédente décennie sont juridiquement et socialement injustes. Par contre, son salaire de 17000 dinars le mois, un pur héritage de la dernière décennie, est extrêmement correct, dans une Tunisie socio-économique qui va de plus en plus mal. Il faut avouer que Dr. Moncef Marzouki, L’ex-président de la République, était très modeste en se limitant à un salaire de 4000 dinars le mois.
    –>
    Kais Saied, du haut de son poste de pouvoir, refuse de donner l’exemple de modestie et de minimiser enfin son salaire. Avec un pareil salaire mensuel, on aura des millions de prétentieux pour la conquête de Carthage, à la prochaine élection présidentielle.

    Fazit: se taire aujourd’hui, c’est se rendre complice!!!

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *