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Après la prison, la maladie : Ahmed Souab entame une nouvelle bataille

Par Myriam Ben Zineb

L’avocat et ancien magistrat Ahmed Souab traverse une nouvelle épreuve. Dans une publication poignante, son frère Mongi Souab a révélé, jeudi 19 mars 2026, que l’ancien détenu est atteint d’un cancer et devra être hospitalisé après l’Aïd.

Une annonce sobre et chargée d’émotion

C’est à travers un message empreint de gravité que Mongi Souab a partagé la nouvelle, évoquant « une joie incomplète » pour la famille, déjà marquée par de lourdes épreuves. Il y indique qu’Ahmed Souab sera admis à l’hôpital dans les prochains jours pour entamer sa prise en charge médicale.

Dans le même message, il évoque également une autre épreuve familiale, précisant qu’un autre de ses frères a récemment subi une opération à cœur ouvert, avant de rassurer sur l’évolution de son état de santé.

Une libération récente après un long épisode judiciaire

Cette annonce intervient quelques semaines seulement après la libération d’Ahmed Souab, intervenue le 23 février 2026 à la suite d’un arrêt rendu par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis.

Sa sortie du poste de la Garde nationale de Tebourba avait donné lieu à des scènes d’émotion, largement relayées sur les réseaux sociaux. Accueilli par ses proches, il était apparu souriant mais visiblement éprouvé et amaigri, un détail qui n’avait pas échappé aux observateurs.

La Cour d’appel avait alors revu à la baisse certaines peines prononcées à son encontre et levé des mesures qui entravaient sa liberté, mettant fin à une période de détention entamée en avril 2025 dans le cadre d’une affaire suivie de près dans les milieux judiciaires et médiatiques.

Un symbole dans un contexte tendu

Depuis son arrestation, le dossier Ahmed Souab s’est imposé comme l’un des cas emblématiques des tensions entourant les poursuites visant certaines voix critiques, notamment parmi les avocats et les défenseurs des droits humains.

Dans son message, Mongi Souab élargit d’ailleurs son propos au-delà de la sphère familiale, évoquant une période difficile pour de nombreuses familles tunisiennes, entre détentions, exil et incertitudes.

Après l’épreuve de la détention, c’est désormais sur le plan de la santé qu’Ahmed Souab est attendu. Une nouvelle bataille s’annonce après des mois éprouvants pour lui et ses proches.

M.B.Z

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9 commentaires

  1. Fares

    Répondre
    20 mars 2026 | 16h49

    Qui est le responsable de la dégradation de la santé de Monsieur Ahmed Swaeb?
    .J’ai posé la question à deux IA différentes. On peut faire une recherche Web et croiser les réponse. ربي على الظالم.

    Les effets des conditions environnementales en milieu incarcéral sur l’évolution d’un cancer des poumons.

    Bien sûr — le point sur les conditions environnementales mérite vraiment d’être détaillé, car il joue un rôle direct sur l’évolution d’un cancer du poumon.

    * Qualité de l’air

    Dans certains établissements, la ventilation est insuffisante. Cela peut entraîner :

    une accumulation de particules fines,

    de l’humidité et des moisissures,

    parfois des polluants (produits d’entretien, poussières).

    Pour un patient dont les poumons sont déjà fragilisés, cela peut :

    irriter les voies respiratoires,

    aggraver l’essoufflement,

    favoriser l’inflammation chronique, ce qui peut accélérer la dégradation respiratoire.

    * Tabagisme passif

    Même si des règles existent, le tabagisme en détention reste fréquent dans certains contextes.

    L’exposition prolongée à la fumée secondaire contient les mêmes substances cancérigènes que le tabagisme actif.

    Cela peut aggraver les symptômes (toux, douleurs thoraciques, dyspnée).

    Cela peut aussi compromettre la réponse aux traitements (notamment certaines thérapies ciblées ou immunothérapies).

    * Promiscuité et infections respiratoires

    La vie en collectivité augmente fortement le risque d’infections comme :

    bronchites,

    pneumonies,

    ou même la tuberculose dans certains contextes.

    Or, chez un patient atteint de cancer :

    le système immunitaire est souvent affaibli (par la maladie ou les traitements),

    une infection respiratoire peut rapidement devenir grave,

    elle peut retarder ou interrompre les traitements anticancéreux.

    Température, humidité et confort respiratoire

    Des conditions de vie inadéquates (froid, humidité, chaleur excessive) peuvent :

    augmenter la fatigue respiratoire,

    déclencher ou aggraver des crises de dyspnée,

    compliquer la récupération après un traitement.

    * Activité physique limitée

    Même si ce n’est pas purement “environnemental”, c’est lié au cadre :

    un accès limité à l’exercice peut réduire la capacité pulmonaire,

    cela favorise la dégradation de l’état général,

    et diminue la tolérance aux traitements.

    Idée clé

    Le problème n’est pas un facteur unique, mais l’effet cumulatif : air de mauvaise qualité + fumée + infections + stress physiologique
    → cela crée un environnement qui peut accélérer la détérioration respiratoire et compliquer la prise en charge.

  2. Roberto Di Camerino

    Répondre
    20 mars 2026 | 13h49

    Et encore le sieur mathematicien frappe encore…. Un roman fleuve, et je presume qu’il pense que certains vont lire 6 pages .

    • Hannibal

      Répondre
      20 mars 2026 | 15h52

      C’est curieux car une démonstration mathématique est normalement claire et brève.
      Si ce sieur était mon prof, il m’aurait perdu dès la première séance bien que j’adore les maths.
      Au passage, je plains le modérateur de BN car il (ou elle) est obligé de tout lire.

  3. jamel.tazarki

    Répondre
    20 mars 2026 | 12h16

    Je redonne les passages C8 à C14 qui ont été coupés lors du transfert du texte :

    C8) Revoir les lois régissant le fonctionnement des partis politiques en Tunisie.
    À l’intérieur de nos différents partis politiques, la démocratie est compromise par des facteurs tels que l’accaparement du pouvoir par une minorité qui s’est auto-proclamée leader du parti et domine les affaires sans considération pour la grande masse des membres. Une telle situation empêche l’inclusion et limite l’opportunité pour les membres de façonner la politique du parti.
    –> On se demande comment un parti politique peut gérer les affaires du pays s’il est incapable de créer des organes chargés d’organisation des élections internes, tels que l’Assemblée Générale ou un Congrès National. La structure de nos partis politiques est en contradiction avec les lois régissant leur fonctionnement. Combien de temps faudra-t-il à nos partis politiques afin de définir un statut interne ? Il est inimaginable qu’un parti politique, comme celui de Nidaa Tounes, qui était au pouvoir et avait la majorité relative aux élections législatives, n’avait pas de statut et sans constitution interne. Quelle était l’idéologie, les principes et les objectifs du parti Nidaa Tounes ? On ne le sait pas encore ! Comment se fait l’élection des dirigeants ? Rien n’est encore défini ou annoncé !
    Conclusion : il faut revoir les lois régissant le fonctionnement des partis politiques en Tunisie, et obliger ces derniers à les prendre en considération.

    c9) Il ne faudrait exclure personne des prochaines élections législatives et présidentielles. En revanche, il faudrait d’abord doter notre pays d’une bonne base constitutionnelle, avec des garanties constitutionnelles de protection des droits et des libertés (Conseil supérieur de la magistrature élu, Cour constitutionnelle, séparation des pouvoirs, indépendance de la justice, soumission des pouvoirs à la loi, etc.).

    c10) Liberté pour tous les détenus politiques et pour les victimes du manque de liberté d’expression.
    Il est important de réclamer les droits et les libertés, mais il ne faut pas non plus négliger de réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir.
    jamel.tazarki

    C11) Je voudrais discuter à nouveau le point b2.2 ci-dessus. Je cite:
    « b2.2) Interdire le passage des députés d’un parti à un autre (non au tourisme parlementaire) ; par exemple, les députés de Nidaa Tounes, élus lors des élections législatives, sont passés à Ennahdha afin de lui garantir la majorité absolue. » Fin de la citation.
    –>
    Je rappelle que Mr. X (autocensure) a créé son parti politique, « Machrouu Tounes », le 20 mars 2016, alors qu’il avait été élu au sein du parti Nidaa Tounes. Il a «piqué» une vingtaine de députés à ce dernier pour son nouveau parti politique, ce qui a offert gratuitement la majorité relative à Ennahdha. Ce parti a ainsi obtenu tous les pouvoirs : législatif, exécutif, judiciaire, culturel, etc.
    –>
    Mr. X a trahi plus d’un million d’électrices de Nidaa Tounes en ruinant ce dernier et en offrant la Tunisie sur les plans socio-politique, économique, judiciaire et culturel au parti poltique Ennahdha, qui en a abusé massivement.
    –>
    Les conséquences de cette trahison ne se sont pas fait attendre lors de l’élection de 2019 :
    – Le parti « Machrouu Tounes » de Mr. X n’a obtenu que 1,42 % des voix lors de l’élection législative de 2019.
    –>
    Mr. X a trahi plus de 1,4 million d’électrices et d’électeurs en fragilisant Nidaa Tounes et en prenant avec lui une bonne partie de ses députés pour créer son nouveau parti politique.
    – Puis, il y a ceux qui se sont portés candidats au sein de Nidaa Tounes dans le but de rejoindre Ennahdha après l’élection législative. –> Tout a été programmé à l’avance d’une façon systématique.
    –>

    c12) Je me répète encore une fois : La faute ne revient pas à Mr. X ou à Ennadha, mais plutôt à la loi électorale de 2013-2014, qui ne tenait pas compte de la mentalité des Tunisiens et autorisait les députés à changer de parti de manière abusive. Il est également absurde d’accorder 35 sièges aux Tunisiens résidant à l’étranger. En effet, ce sont les partis au pouvoir qui en profitent, car ce sont eux qui placent leurs pions dans nos consulats et ambassades afin de…
    – Puis, il y a eu l’achat de voix électorales.
    – Puis, il y a les dictatures au sein des partis politiques.
    – etc., etc., etc.

    c13) De même, la loi électorale et la constitution d’après le putsch sont encore pires que celles d’avant.

    c14) parlons ouvertement de tous les dépassements de la dernière décennie et de la présente, afin de faire revivre notre jeune démocratie sur des bases solides. Non pas seulement sur la confiance mutuelle, mais aussi sur des garanties constitutionnelles et sur les bases d’un État de droit !
    Il est important de réclamer les droits et les libertés, mais il ne faut pas non plus négliger de réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir.

    Dr. Jamel Tazarki, Mathematicien

  4. jamel.tazarki

    Répondre
    20 mars 2026 | 10h11

    @Shady, Merci pour le lien Web.

    Revenons au sujet de l’article :
    –>
    @M. Ahmed Souab, pourquoi la Tunisie socio-politique, judiciaire, économique et culturelle d’après 2011 a-t-elle échoué ?
    Réponse empirique : la faute n’est pas imputable aux partis politiques Ennahdha, Ettakatol, Nidaa Tounes, Machrouu Tounes, ni à M. X ou Y. Non, la faute revient à la loi électorale et à la Constitution de 2014, ainsi qu’à celles qui ont été adoptées après le le putsch, et qui sont encore pires !

    Je m’explique :
    A) Je donne d’Abord des citations pour expliquer pourquoi la Constitution et la loi électorale d’après le putsch sont inutilisables dans leur version actuelle:

    a1) Je cite Mr. Sofiene Ben Hamida: « En août 2022, il [KS] jette à la poubelle un projet collectif de constitution et publie sa propre constitution. Tant pis pour ce peuple nigaud qui a avalé sans réagir, la couleuvre des quarante six erreurs qui se sont faufilées dans le texte publié »
    voir Business News TN du 06/04/2025 à 15:59

    a2) Je cite Mr. Mohamed Abbou,: « Selon la Constitution actuelle [d’après le putsch], en cas de vacance du poste présidentiel, le pouvoir revient provisoirement au président de la Cour constitutionnelle.  » voir Business News TN du 19/01/2025 à 17:27
    –>
    c’est-à-dire qu’ « en cas de vacance du poste présidentiel, le pouvoir revient provisoirement au président de la Cour constitutionnelle » –> mais nous n’avons pas de Cour constitutionnelle et ainsi pas de président de la Cour constitutionnelle –> et prétendre que constitution d’après le putsch est géniale!

    a3) Je cite Mr. Nizar Bahloul, 16 mars 2026:
    « Depuis 2023, les conseils municipaux élus par le peuple ont été dissous par la seule volonté d’un homme : Kaïs Saïed. Des institutions issues du suffrage populaire ont été balayées d’un trait de plume. Et depuis, plus rien. Trois ans déjà. Trois ans sans conseils municipaux élus. Trois ans sans véritable représentation locale. Dans une démocratie normale, une telle situation provoquerait un scandale national.  » Fin de la citation
    –>

    a4) Je cite Business news tn du 23.02.2024
    « l’aberration de demander des parrainages non numérisés et non soumis à l’obligation d’une signature légalisée, et donc facilement contestables a posteriori. Chaque personne peut revenir sur son parrainage pour des raisons politiques ou pour faire chanter le concerné. » Fin de la citation
    –>
    Il est injuste de maintenir M. Ayachi Zammel et Mme Siwar Bargaoui en prison pendant des années supplémentaires. En effet, aucune preuve convaincante de leur culpabilité n’a été apportée. D’ailleurs, une juge tunisienne intelligente a libéré M. Zammel, mais d’autres juges l’ont contredite, ce qui a eu des conséquences fatales pour elle. La faute revient principalement à une loi électorale et à une constitution très mal conçues et pleines d’erreurs de pensée!

    a5) Je cite Business news tn du 9 décembre 2025
    Voir l’article de Business News TN « Loi de finances 2026 : faute de consensus, l’ARP tranchera définitivement” du 9 décembre 2025 à 18h07.
    Je m’explique:
    – La promulgation est l’acte officiel par lequel le chef de l’État constate qu’une loi a été régulièrement adoptée par les deux chambres afin de la rendre exécutoire et ainsi applicable.
    – La promulgation intervient après le vote de la loi par les deux chambres : le Parlement et le soi-disant Conseil national des régions et districts.
    –>
    Par conséquent, la loi devrait être adoptée par les deux chambres, sinon elle ne devrait pas être soumise au président de la République pour promulgation. Alors que ce n’était pas le cas d’après l’article de Business News TN du 9 décembre 2025 à 18h07
    –>
    Comprenez enfin que c’est du non-sens, cet algorithme de vote des lois en Tunisie : en effet, une loi a été soumise récemment à la promulgation auprès du Président de la République alors qu’elle a été rejetée par l’une des deux chambres.
    –>
    **** On pourrait se demander ainsi pourquoi ce folklore de deux chambres qui ne nous coûte que de l’argent, du temps et de la frustration, si la loi est de toute façon promulguée, même si elle a été rejetée par l’une des deux chambres?
    –>
    – Je dois également rappeler qu’une loi votée par le Parlement doit être soumise à un contrôle de constitutionnalité, exercé par la Cour constitutionnelle, avant sa promulgation. Or, Mr. Kais Saied et «notre» Parlement nous refusent la Cour constitutionnelle, bien qu’elle soit mentionnée dans la Constitution écrite par M. Saied en solo. Comment voulons-nous protéger les droits et les libertés, avec un tel fonctionnement chaotique de la Tunisie, sur les plans socio-économique, politique, juridique, culturel, etc.?

    a6) Je cite Business news TN du du 17 mars, 16:12 dont le titre « Abir Moussi : dix ans de prison, et aucun doute sur le message »:
    « Vendredi dernier, la peine de douze ans prononcée contre Abir Moussi a été ramenée à dix ans en appel. Son crime : avoir tenté de déposer un document au bureau d’ordre de la présidence de la République. Dix ans. Une peine plus lourde que celle infligée à certains criminels. Dans un autre contexte, ce geste relèverait simplement de la vie politique : un acte militant, une provocation symbolique, une opposition visible. Ici, il devient un crime. » Fin de la citation!

    etc., etc., etc.

    @M. Ahmed Souab, Il est évident que la décadence de la Tunisie après le putsch est principalement due à une loi électorale et à une constitution inutilisables dans leur version actuelle. Elles ont été conçues sur mesure pour instaurer une dictature..

    a7) Les 10 000 parrainages exigés par la loi électorale d’après putsch sont une mission impossible:
    Malheureusement, M. Kais Saied n’a pas conscience de l’impossibilité de collecter 10 000 parrainages imposés par sa loi électorale d’après le putsch, lorsqu’on n’est pas président de la République, dans une Tunisie où les Tunisiens, par habitude, refusent de signer quoi que ce soit s’ils ne sont pas obligés de le faire, par mesure de prudence. En effet, nos députés, les présidents élus des collectivités locales, les représentants du Conseil national des régions et des districts, ainsi que les Tunisiens en général, se mettent à l’abri de tout risque de faute judiciaire en refusant majoritairement de signer les parrainages, avec quelques exceptions.
    Les Tunisiens refusent de signer à la légère pour quiconque frappe à leur porte, en raison de leur culture et de leur éducation.
    Les 10000 parrainages sont une mission impossible qu’aucun candidat n’a pu accomplir, à l’exception de M. Kais Saied, en sa qualité de président de la République. En effet, qui oserait ne pas signer un parrainage pour l’homme le plus puissant de Tunisie, qui dispose encore d’un pouvoir absolu ?

    – dans une dictature, rares sont ceux qui ont le courage de signer un parrainage pour un candidat adverse du dictateur en place, en donnant leurs coordonnées (adresse et numéro de carte d’identité).
    – Je cite Business News TN: : « l’aberration de demander des parrainages non numérisés et non soumis à l’obligation d’une signature légalisée, et donc facilement contestables a posteriori. Chaque personne peut revenir sur son parrainage pour des raisons politiques ou pour faire chanter le concerné. »
    –>
    La loi électorale d’après le putsch aurait dû tenir compte du contexte et de la mentalité des Tunisiens. Franchement, je refuse moi-même de signer un formulaire de parrainage. En effet, je suis extrêmement avare avec ma signature (c’est mon éducation).

    Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

  5. jamel.tazarki

    Répondre
    20 mars 2026 | 10h09

    B) Parlons maintenant de la loi-électorale de 2014 (d’avant le putsch):
    – Notre loi électorale de 2014 (d’avant le putsch) ne nécessitait que quelques retouches, que je résume comme suit :
    b1) – la création d’une Cour constitutionnelle sur la base d’un CSM dont les membres seraient élus et non nommés par le président de la République –> Ceci est important, entre autres, afin d’éviter toute déformation de la loi électorale à quelques jours de l’élection présidentielle, comme cela s’est produit la dernière fois.

    b2) Redonner aux partis politiques le poids politique qu’ils avaient avant les élections législatives de 2022, tout en maintenant des peines sévères pour ceux qui achètent des voix ou se battent au Parlement.
    – b2.2) Interdire le passage des députés d’un parti à un autre (non au tourisme parlementaire) ; Par exemple, les députés de Nidaa Tounes, élus lors des élections législatives, de 2014 sont passés à Ennahdha afin de lui garantir la majorité absolue.
    b2.3) Revoir les lois qui définissent le fonctionnement des partis politiques en Tunisie. Voir le postskriptum ci-dessous.
    (b2.4) Il n’est pas nécessaire de collecter des parrainages pour se présenter aux élections législatives. Il faut redonner aux partis politiques le poids politique qu’ils avaient avant l’élection législative de 2022.

    – b3) Les partis politiques représentés à notre Parlement devraient avoir le droit de proposer un candidat à l’élection présidentielle issu de leurs rangs, sans cette histoire de parrainage.

    – b4) Le président de la République sortant ne devrait pas collecter de parrainages pour l’élection présidentielle, puisqu’il pourrait en obtenir des millions grâce à sa position à la tête de l’État tunisien.

    – b5) Les parrainages pour l’élection présidentielle sont réservés aux indépendants sans appartenance à un parti politique et aux partis politiques sans siège au Parlement. Le filtrage des candidats à l’élection présidentielle se fait déjà lors de l’élection législative.

    Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

  6. jamel.tazarki

    Répondre
    20 mars 2026 | 10h07

    C) Le vote des Tunisiens résidant à l’étranger, à l’instar des élections législatives de 2014 et 2019 :
    c1) Sur un million de Tunisiens résidant en France, seuls 50 000 ont voté. Les partis politiques Ennahdha et Ettakatol avaient des candidats, alors que 95 % de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 10 sièges étaient réservés à la France.
    c2) En Italie, seuls 5 800 électeurs se sont rendus aux urnes, et bien sûr, les partis Ennahdha et Ettakatol avaient des candidats, alors que 97 % de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 3 sièges étaient réservés pour l’Italie.
    c3) Dans les pays arabes, le nombre de votants était de 6 800, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 98 % de nos partis politiques n’étaient pas présents.
    c4) En Amérique du Nord, ils étaient 4 000 à voter, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 99 % de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
    c5) En Allemagne, ils étaient 4 000 sur 100 000 Tunisiens à voter, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 96 % de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
    Fazit des points 1 à 5 :
    –>
    c6) Je résume: Ennahdha a remporté environ 17 sièges et Ettayar, 12, grâce aux Tunisiens résidant à l’étranger, dont le taux de participation était inférieur en moyenne à 5 %. Pourquoi ? Réponse : parce que les partis Ennahdha et Ettayar étaient les seuls à avoir les moyens et les privilèges pour présenter des candidats partout dans le monde, là où vivent des Tunisiens (sans entrer dans les détails).
    – Le député représentant les Tunisiens résidant en Allemagne a été élu avec 207 voix, alors que le nombre de Tunisiens résidant en Allemagne est de 100000.
    – Les élections législatives de 2019 et de 2014 n’étaient pas justes envers les Tunisiens, envers la Tunisie, mais aussi envers 97% des partis politiques qui disposaient de peu de financements et de privilèges, contrairement à Ennahdha et Ettayar, afin de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions électorales, en Tunisie et à l’étranger. De plus, le taux de participation des Tunisiens résidant à l’étranger était trop faible et non représentatif.
    –>
    Cela ne justifie toutefois pas de jeter à la hâte le régime parlementaire par-dessus bord. Il fallait le corriger et l’optimiser.
    –>

    c7) Je propose d’avoir, au maximum, trois ou quatre représentants pour l’ensemble des Tunisiens résidant à l’étranger.
    — On se demande comment un parti politique peut gérer les affaires du pays s’il est incapable de créer des organes chargés d’organisation des élections internes, tels que l’Assemblée Générale ou un Congrès National. La structure de nos partis politiques est en contradiction avec les lois régissant leur fonctionnement. Combien de temps faudra-t-il à nos partis politiques afin de définir un statut interne ? Il est inimaginable qu’un parti politique, comme celui de Nidaa Tounes, qui était au pouvoir et avait la majorité relative aux élections législatives, n’avait pas de statut et sans constitution interne. Quelle était l’idéologie, les principes et les objectifs du parti Nidaa Tounes ? On ne le sait pas encore ! Comment se fait l’élection des dirigeants ? Rien n’est encore défini ou annoncé !
    Conclusion : il faut revoir les lois régissant le fonctionnement des partis politiques en Tunisie, et obliger ces derniers à les prendre en considération.

    c9) Il ne faudrait exclure personne des prochaines élections législatives et présidentielles. En revanche, il faudrait d’abord doter notre pays d’une bonne base constitutionnelle, avec des garanties constitutionnelles de protection des droits et des libertés (Conseil supérieur de la magistrature élu, Cour constitutionnelle, séparation des pouvoirs, indépendance de la justice, soumission des pouvoirs à la loi, etc.).

    c10) Liberté pour tous les détenus politiques et pour les victimes du manque de liberté d’expression.
    Il est important de réclamer les droits et les libertés, mais il ne faut pas non plus négliger de réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir.
    jamel.tazarki

    C11) Je voudrais discuter à nouveau le point b2.2 ci-dessus. Je cite:
    « b2.2) Interdire le passage des députés d’un parti à un autre (non au tourisme parlementaire) ; par exemple, les députés de Nidaa Tounes, élus lors des élections législatives, sont passés à Ennahdha afin de lui garantir la majorité absolue. » Fin de la citation.
    –>
    Je rappelle que Mr. X (autocensure) a créé son parti politique, « Machrouu Tounes », le 20 mars 2016, alors qu’il avait été élu au sein du parti Nidaa Tounes. Il a «piqué» une vingtaine de députés à ce dernier pour son nouveau parti politique, ce qui a offert gratuitement la majorité relative à Ennahdha. Ce parti a ainsi obtenu tous les pouvoirs : législatif, exécutif, judiciaire, culturel, etc.
    –>
    Mr. X a trahi plus d’un million d’électrices de Nidaa Tounes en ruinant ce dernier et en offrant la Tunisie sur les plans socio-politique, économique, judiciaire et culturel au parti poltique Ennahdha, qui en a abusé massivement.
    –>
    Les conséquences de cette trahison ne se sont pas fait attendre lors de l’élection de 2019 :
    – Le parti « Machrouu Tounes » de Mr. X n’a obtenu que 1,42 % des voix lors de l’élection législative de 2019.
    –>
    Mr. X a trahi plus de 1,4 million d’électrices et d’électeurs en fragilisant Nidaa Tounes et en prenant avec lui une bonne partie de ses députés pour créer son nouveau parti politique.
    – Puis, il y a ceux qui se sont portés candidats au sein de Nidaa Tounes dans le but de rejoindre Ennahdha après l’élection législative. –> Tout a été programmé à l’avance d’une façon systématique.
    –>

    c12) Je me répète encore une fois : La faute ne revient pas à Mr. X ou à Ennadha, mais plutôt à la loi électorale de 2013-2014, qui ne tenait pas compte de la mentalité des Tunisiens et autorisait les députés à changer de parti de manière abusive. Il est également absurde d’accorder 35 sièges aux Tunisiens résidant à l’étranger. En effet, ce sont les partis au pouvoir qui en profitent, car ce sont eux qui placent leurs pions dans nos consulats et ambassades afin de…
    – Puis, il y a eu l’achat de voix électorales.
    – Puis, il y a les dictatures au sein des partis politiques.
    – etc., etc., etc.

    c13) De même, la loi électorale et la constitution d’après le putsch sont encore pires que celles d’avant.

    c14) parlons ouvertement de tous les dépassements de la dernière décennie et de la présente, afin de faire revivre notre jeune démocratie sur des bases solides. Non pas seulement sur la confiance mutuelle, mais aussi sur des garanties constitutionnelles et sur les bases d’un État de droit !
    Il est important de réclamer les droits et les libertés, mais il ne faut pas non plus négliger de réclamer les garanties constitutionnelles qui les protègent contre les abus de pouvoir.

    Dr. Jamel Tazarki, Mathematicien

  7. jamel.tazarki

    Répondre
    20 mars 2026 | 10h06

    D) CSM et Cour constitutionnelle
    d1) Un Conseil supérieur de la magistrature (CSM) composé de membres élus par les magistrats eux-mêmes, –> élection de représentants (magistrats du siège et du parquet) pour siéger au sein du Conseil, garantissant ainsi leur indépendance dans la gestion des carrières et des nominations. Les magistrats du siège (juges) tranchent les litiges et rendent la justice de manière impartiale (assis), tandis que les magistrats du parquet (procureurs) défendent l’intérêt général, requièrent l’application de la loi et dirigent l’action publique (debout). Les premiers jugent, les seconds poursuivent au nom de la société en tant que représentants du ministère public.
    –>
    – Le CSM garantit l’indépendance et l’impartialité de la justice, conditions nécessaires à l’État de droit. En gérant la carrière des magistrats, en statuant sur leurs nominations et leur discipline, il contribue à assurer un système judiciaire indépendant des pressions extérieures.
    – Le CSM est également le conseil de discipline des magistrats, ce qui lui permet de contrôler leur comportement et de veiller à ce que l’institution judiciaire respecte ses devoirs déontologiques.
    – Le CSM renforce l’indépendance des magistrats en évitant toute ingérence politique ou hiérarchique et en garantissant que les jugements seront fondés uniquement sur le droit et les faits du dossier.
    – Le CSM contribue à maintenir la confiance du public dans l’institution judiciaire, car l’indépendance et l’impartialité de la justice sont nécessaires pour garantir un procès équitable.
    – Le CSM garantit le respect de l’égalité de tous devant la loi, car celle-ci repose sur l’accès à une magistrature impartiale.
    – Les justiciables peuvent saisir le CSM pour dénoncer le comportement d’un magistrat, ce qui renforce le contrôle de ses actions et sa responsabilité.

    d2) La composition de la Cour constitutionnelle devrait être la suivante :
    – quatre membres sont élus par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ; or, les membres de notre CSM ont été nommés par Kaïs Saïd : à vous de tirer des conclusions intelligentes et utiles.
    – quatre membres doivent être élus par le Parlement. Peut-on encore faire confiance à « notre » Parlement après sa déformation de la loi électorale à quelques jours de l’élection présidentielle ?
    – Quatre membres de cette Cour doivent être nommés par le président de la République.
    –>
    même si nous aurions bientôt une Cour constitutionnelle, elle serait probablement au service du président de la République.
    – L’importance d’une Cour constitutionnelle réside dans sa mission de garantir le respect de la Constitution et de l’État de droit, en veillant à ce que les lois, les décrets, les arrêtés et les circulaires soient conformes à la Constitution du pays. Elle protège les droits et libertés fondamentaux des citoyens, limite les pouvoirs du législateur et veille à l’équilibre entre les pouvoirs publics.
    – Rôle principal de la Cour Constitutionnelle:
    – contrôle de constitutionnalité des lois : vérifie que les lois et règlements sont conformes à la Constitution et à d’autres textes à valeur constitutionnelle, comme la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen:
    – protection des droits et libertés : elle protège les droits et libertés fondamentaux des citoyens, notamment en cas de contestation d’une loi existante.
    – Régulation des pouvoirs publics : assure le bon fonctionnement des institutions de l’État et veille à l’équilibre des pouvoirs.
    – contrôle des élections : veille à la régularité des élections nationales (présidentielle, législatives, référendum) et proclame les résultats ;
    – Avis et contentieux : peut être amenée à donner des avis dans des situations spécifiques et à traiter des contentieux.
    – Garantir la stabilité démocratique : assurer la stabilité démocratique en protégeant la Constitution des atteintes potentielles d’une majorité parlementaire, notamment dans les pays ayant connu des régimes autoritaires.
    –>
    – Je rappelle que, dans les pays démocratiques, la hiérarchie des textes est la suivante :
    1) la Constitution, protégée par la Cour constitutionnelle ;
    2) les lois ;
    3) les décrets et les arrêtés ;
    4) les circulaires.
    –>
    Or, en Tunisie, cette hiérarchie n’est pas respectée, comme en témoigne la déformation de la loi électorale (« amendement ») à quelques jours de la récente élection présidentielle. De plus, les décrets et arrêtés sont souvent en contradiction avec la constitution.

    Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

  8. Shady

    Répondre
    19 mars 2026 | 18h27

    Pour plus de details, une interview avec Ahmed Soueb

    https://www.youtube.com/watch?v=vdL3BS0MzgY&list=FLNilSy-1uEAQPwFVT0i4XNA

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