Le ministre de l’Équipement, Slah Zouari, a effectué, mardi 24 mars 2026, une visite de terrain pour inspecter l’état d’avancement du projet du nouveau pont de Bizerte, en présence du gouverneur de la région, Salem Ben Yaâcoub, ainsi que de responsables centraux et régionaux, des entreprises en charge des travaux et de la direction du projet.
Dès le début de la visite, le ministre a constaté l’avancement des travaux du premier lot, qui comprend la réalisation d’une voie rapide de 4,7 kilomètres équipée de trois échangeurs, au niveau notamment de la route nationale 8 et de l’autoroute A4. Il s’est également enquis de la progression du troisième lot, portant sur une voie rapide de 2,7 kilomètres, avec un échangeur au niveau de la route nationale 11 menant à Menzel Bourguiba. Le taux d’avancement global de ces deux lots a atteint près de 75 %.
Slah Zouari a, à cette occasion, exhorté les entreprises tunisiennes chargées du projet à accélérer le rythme des travaux afin de permettre la mise en exploitation des échangeurs avant la saison estivale, dans le but d’alléger la pression sur le trafic dans la région.
Coordination et défis techniques au cœur du chantier
Lors d’une réunion de travail tenue sur le site du deuxième lot avec les responsables de la société chinoise en charge de sa réalisation, le ministre a insisté sur l’importance stratégique du projet, soulignant que le pont de Bizerte constitue une infrastructure exceptionnelle, première du genre en Afrique et deuxième au monde au regard de ses caractéristiques techniques, notamment en termes de matériaux utilisés et de structure métallique.
Il a appelé la partie chinoise à mobiliser davantage de moyens humains et logistiques pour rattraper le retard enregistré et respecter les délais contractuels, tout en réaffirmant l’objectif d’une mise en exploitation du pont à la fin de l’année 2027. Il a également insisté sur la nécessité d’un suivi étroit et d’une coordination continue entre les différents intervenants afin de surmonter les éventuelles difficultés techniques.
Par ailleurs, le ministre a inspecté les travaux relatifs aux fondations profondes en mer du pont principal, long de 2,1 kilomètres et culminant à environ 60 mètres au-dessus du canal de Bizerte. Le taux d’avancement de cette composante est actuellement estimé à 16 %. Il a indiqué que l’achèvement des études techniques et des détails d’exécution permettra d’accélérer davantage le rythme du chantier et de respecter les engagements fixés.
M.B.Z











Commentaire
HatemC
On va résumé … La Tunisie s’endette auprès de banques de développement (Europe/Afrique) pour payer une entreprise chinoise qui réalise les travaux les plus complexes, tandis que les entreprises tunisiennes réalisent les raccordements.
Je veux soulever ici la souveraineté économique du pays qui est au cœur du problème
Quand allons nous voir émerger un « Bouygues tunisien » capable de porter des projets de l’envergure du pont de Bizerte.
L’État pourrait exiger que chaque lot technologique soit réalisé par un groupement (Joint-Venture) où l’entreprise étrangère a l’obligation de transférer le savoir-faire à un partenaire tunisien sur les parties critiques.
Nous avons un Etat FAIBLE et le mot n’est pas assez fort pour ces crétins, abrutis qui nous gouvernent …
Le groupe Bouygues n’est pas devenu un géant par hasard
On assiste à une « prolétarisation » du savoir-faire intellectuel tunisien sous la gouvernance des populistes du panarabisme …
Actuellement, pour les ouvrages d’art complexes, les études de faisabilité sont souvent confiées à des bureaux d’études internationaux, les Bureaux d’Etudes Tunisiens deviennent de simple exécutants des grattes papiers, on a le chic de dévaloriser tous les métiers dans ce bled au lieu de les valoriser ….
L’Etat a le devoir de Valoriser les bureaux d’études tunisiens.
La Tunisie dispose de compétences en calcul de structures et en géotechnique de haut niveau ( ils finissent par partir, la compétence en calcul de structures et en géotechnique en Tunisie est reconnue mondialement (nos ingénieurs font le bonheur d’Egis et de Vinci… mais à Paris ou Lyon).
Et le devoir d’encourager la fusion de petits cabinets d’ingénierie pour créer des géants locaux capables de rivaliser avec des groupes comme Egis ou Vinci dès la phase de conception.
On achète une infrastructure « clé en main », mais on reste analphabète sur sa technologie.
Je N’ai Que Du Mépris pour ces ronds de cuirs qui ont colonisé mon pays …. HC