Après un mois de Ramadan marqué par une relative accalmie de l’activité présidentielle, le chef de l’État a réuni, lundi 23 mars, à Carthage, sa cheffe du gouvernement et ses ministres des Finances, de l’Économie et des Affaires sociales. À l’ordre du jour : des urgences connues, presque usées à force d’être répétées, notamment les pensions de retraite et la situation des diplômés chômeurs.
Le diagnostic, lui, n’a rien de nouveau. Le président évoque des « défis économiques et sociaux » qu’il attribue à « un héritage lourd, fait de corruption, de réseaux agissant au-dessus de la loi et de choix passés élevés au rang de crime ». Il met en garde contre « des forces de déstabilisation à l’œuvre », rappelle la hausse programmée des salaires entre 2026 et 2028, y compris pour les retraités, et réaffirme sa volonté de trouver des solutions pour les chômeurs, tout en évoquant des financements disponibles.
Sur le papier, tout y est. Dans les faits, rien ne change. Le discours ressemble à tous ceux qui l’ont précédé : des responsables désignés sans être nommés, des menaces évoquées sans être définies, des promesses formulées sans être encadrées.
Promesses sans mécanismes concrets
Idem pour la dernière rencontre du président avec sa cheffe du gouvernement et son ministre de l’Économie, le 11 mars. Lors de cette rencontre, Kaïs Saied a présenté le projet du plan de développement 2026-2030 comme une démarche « provenant des citoyens » plutôt que dictée par le centre, en promettant que les attentes locales guideront les projets. Il a, là aussi, tenu un discours largement rhétorique, prometteur en théorie, mais flou sur les mécanismes concrets de mise en œuvre. Les grandes lignes — participation citoyenne, justice sociale, équité des richesses — sonnent bien, mais restent des slogans sans calendrier, chiffres précis ni mesures pratiques pour que ces promesses se traduisent dans le quotidien des citoyens.
À chaque rencontre, on accumule les intentions, mais on évite soigneusement d’entrer dans le détail des décisions. À l’issue de cette dernière réunion, là encore, aucune mesure concrète, aucune réforme structurelle, aucun calendrier précis ne vient donner corps à ces annonces.
La compassion comme substitut à l’action
Ce décalage n’est pas anodin. Il traduit un basculement plus profond : celui d’un pouvoir qui demande aux responsables de ressentir plutôt que d’agir. L’injonction à « se mettre à la place » des chômeurs ou à « ressentir leurs souffrances » tient lieu de politique sociale. La compassion devient un substitut à l’action publique. Or, l’empathie, aussi sincère soit-elle, ne crée ni emplois, ni croissance, ni solutions durables. Un pouvoir qui affirme que ses mesures sont dictées par les aspirations des citoyens et émanant directement d’eux oublie un point crucial : les citoyens ne sont pas tenus de planifier ni d’élaborer des stratégies, ils aspirent à un responsable qui transforme leurs demandes en décisions concrètes.
C’est là que s’installe une véritable rhétorique de la compassion sans politique sociale. On convoque les émotions, on dramatise les situations, mais on laisse intactes les structures qui produisent ces mêmes situations. Les Tunisiens, eux, ne vivent pas dans le registre du discours. Ils arbitrent chaque jour entre inflation, précarité et incertitude, loin des formules et des mises en garde répétées.
La figure de l’ennemi comme écran
Dans ce contexte, le recours constant à la figure de l’ennemi devient central. Le pouvoir parle encore d’ennemis. Toujours les mêmes, déclinés sous différentes appellations : circuits de corruption, parties au-dessus de la loi, bastions de la rébellion. Mais qui sont-ils ? Que font-ils concrètement ? De quoi les accuse-t-on précisément ? Et surtout, quelles actions sont engagées pour les neutraliser ?
Aucune réponse claire. Ni noms, ni mécanismes, ni résultats mesurables. À défaut de précisions, le discours installe une menace diffuse, omniprésente et insaisissable. Il entretient une tension permanente sans jamais la traduire en action identifiable. Le langage se fait combatif, presque guerrier, mais les leviers concrets restent hors champ.
Le glissement est alors évident : d’une parole politique censée organiser l’action, on passe à une parole qui organise l’attente. Une attente structurée autour d’un récit où l’ennemi intérieur explique tout, justifie tout et, au fond, dispense de rendre des comptes. À force de désigner des adversaires invisibles, le pouvoir finit par rendre invisibles ses propres responsabilités.
Dans le même mouvement, le passé continue d’être convoqué comme principale grille de lecture du présent. Héritage lourd, fonds détournés, choix criminels : autant d’éléments qui, répétés à l’envi, finissent par servir d’écran. Or, le présent n’est pas suspendu. Il est le produit de décisions actuelles, assumées, qui engagent directement la trajectoire du pays.
C’est précisément là que se situe le nœud du problème. Le discours construit une réalité politique cohérente, structurée, presque rassurante dans sa logique interne. Mais cette réalité contourne soigneusement la question centrale : celle des résultats. Car au-delà des mots, une seule interrogation demeure — qu’est-ce qui change, concrètement, pour les Tunisiens ?











5 commentaires
Fares
Donald Saied
« des responsables désignés sans être nommés, des menaces évoquées sans être définies, des promesses formulées sans être encadrées. »
Ces politiciens qui se nourrissent de charlatanisme ont tous le même mode opératoire: des discours vagues. Regardez les discours de Trump sur la guerre criminelle en Iran: des pays anonymes qui le soutiennent, un ancien président qui « aimerait garder l’unanimité » déclarant « I wish I did it [attaquer l’Iran] », un cadeau qui coûte beaucoup d’argent que les iraniens auraient envoyé à l’idiot de la maison blanche mais ce dernier ne veut pas dire de quel cadeau s’agît il.
Une bande d’imbéciles ou de charlatans aux commandes ou les deux? Les produits de la télé réalité et de Facebook.
Hannibal
Un cirque avec le clown parfait et des fauves qui ont faim
jamel.tazarki
Introduction:
1) Kais Saied est extrêmement mal conseillé, sinon il n’aurait jamais bloqué le prélèvement automatique des cotisations syndicales. Pourquoi? La réponse devrait être évidente!
2) Kais Saied a rendu la tâche des syndicats impossible avec ses calculs erronés. Il est en train de ruiner les structures étatiques et socio-économiques du temps du génie Bourguiba. Ceci uniquement pour abolir toute opposition à sa dictature absolue ! Quelle déception de la part d’un juriste qui enseignait le droit international !
3) La neutralisation implicite de l’UGTT est contre-productive non seulement pour les salariés et pour la Tunisie, mais aussi pour Kaïs Saïd lui-même. En effet. Il y a une très forte probabilité que l’UGTT prenne sa revanche après son congrès et l’élection d’un nouveau bureau.
A) Les nouveaux défis auxquels l’organisation syndicale UGTT est confrontée:
Les défis auxquels l’organisation syndicale UGTT est confrontée dans le contexte autoritaire de la dictature imposée par Kais Saied sont extrêmement difficiles. En effet, L’absence de prélèvement automatique (ou « check-off ») des cotisations syndicales sur le salaire oblige les syndicats à une collecte directe, ce qui transforme l’adhésion en un acte militant, visible et parfois dangereux
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Voici l’impact d’une telle situation, particulièrement sous des régimes non démocratiques comme la Tunisie:
– Rupture du financement automatique : Sans le prélèvement à la source, la survie financière du syndicat repose sur la collecte manuelle, ce qui diminue souvent les revenus et rend l’organisation fragile.
– Nécessité du travail de terrain (« Organising ») : Les représentants doivent entrer en contact direct avec les travailleurs pour convaincre et collecter les cotisations. Cela nécessite une présence physique, des discussions individuelles et une structure locale forte.
– Risques de répression et surveillance : Dans une dictature, ce travail de terrain est perçu comme une menace. La présence de représentants syndicaux et la tenue de réunions sur le lieu de travail sont souvent interdites ou étroitement surveillées. La collecte directe identifie les militants, les exposant à des représailles, licenciements ou arrestations.
– Entrave à la représentativité : Les régimes autoritaires utilisent souvent l’interdiction du prélèvement automatique pour affaiblir les syndicats indépendants et favoriser des syndicats fantoches (« jaunes ») qui, eux, ne rencontrent pas ces obstacles.
En somme, sans prélèvement automatique, le syndicalisme devient une forme de résistance souterraine, exigeant un courage militant élevé face à une répression préventive
B) La représentativité syndicale dans les usines et entreprises en Tunisie est-elle encadrée par le Code du travail, afin de garantir aux syndicats les moyens d’action, le temps de réunion ainsi que des espaces dédiés (bureaux et sièges permanents) au sein des entreprises et des institutions?
– Très important: Les représentants syndicaux bénéficient du statut de salarié protégé, leur licenciement étant soumis à une procédure spécifique.
– Définition: Le Comité Social et Économique (CSE) est l’instance unique et obligatoire de représentation du personnel en Allemagne (dès 11 salariés). Il est chargé de transmettre les réclamations des salariés à l’employeur et de veiller à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail
1. Structure de la représentation syndicale dans les entreprises:
– La représentation s’effectue par la création de sections syndicales dans les entrepirses, usines et Institutions, et la désignation de représentants par les syndicats représentatifs (ayant obtenu au moins 10 % des suffrages au 1er tour du CSE) :
– Délégué Syndical (DS) : Négocie les accords collectifs et représente le syndicat auprès de l’employeur.
– Représentant de la section syndicale (RSS) pour préparer le terrain en vue des prochaines élections dans les entreprises, usines et institutions.
– Représentant Syndical au CSE (RS au CSE) : Assiste aux réunions du CSE avec voix consultative pour porter la voix du syndicat.
2. Moyens d’action et accès aux ressources
– Les organisations syndicales représentatives disposent de moyens légaux au sein des entreprises (généralement dès 50 salariés, voire moins selon les cas) :
– Locaux syndicaux : Dans les entreprises de 200 salariés et plus, l’employeur doit fournir un local commun aux sections syndicales. Pour les entreprises de 1000 salariés et plus, un local propre à chaque syndicat représentatif est obligatoire.
– Panneaux d’affichage : L’affichage des communications syndicales est obligatoire sur des panneaux réservés, souvent placés près des entrées de l’usine ou des lieux de travail.
– Heures de délégation : Les délégués syndicaux bénéficient d’heures payées pour exercer leur mandat, dont le nombre varie selon l’effectif (ex: 12h/mois entre 50-150 salariés, 24h/mois au-delà de 500).
– Liberté de circulation : Ils peuvent se déplacer dans l’entreprise, y compris hors des heures de travail, et rencontrer les salariés sans autorisation préalable, à condition de ne pas gêner le travail.
3. Réunions et négociations
– Réunions syndicales : Les sections syndicales peuvent organiser des réunions mensuelles dans les locaux au sein dans des entrepirses, usines et Institutions (en dehors du temps de travail) et diffuser des tracts.
– Négociations : Les délégués syndicaux négocient avec la direction sur les salaires, le temps de travail, etc.
Fazit: Kaïs Saied a rendu la tâche des syndicats impossible en raison de ses faux calculs.
–> Par contre, l’UGTT pourrait encore se rattraper, même avec beaucoup moins d’auto-financement.
jamel.tazarki
ntroduction: : La fin du prélèvement automatique des cotisations syndicales est un jour de deuil pour la Tunisie! l’avenir de l’UGTT dépend actuellement du nombre de ses futurs adhérents: plus il est important, plus le syndicat est légitime et efficace pour négocier et obtenir des avancées concrètes.
A) Je cite l’Article sur Business Tn :
https://businessnews.com.tn/2026/03/04/fin-du-prelevement-automatique
–>
« – La suspension récente du mécanisme de prélèvement automatique des cotisations syndicales s’inscrit clairement dans cette logique. – Officiellement technique, la mesure est perçue comme une sanction politique. Car priver un syndicat de son principal mécanisme de financement revient à l’affaiblir directement dans sa capacité d’action. -La riposte de l’UGTT a pris la forme d’une campagne d’adhésion militante, appelant les travailleurs à payer directement leurs cotisations. Les slogans fleurissent : « Mon syndicat, ma force », « Ta voix ne peut être réduite au silence » Fin de la citation.
–>
Bourguiba et Ben Ali avaient suffisamment de bon sens pour ne pas commettre l’erreur de priver l’UGTT de ses prélèvements automatiques ! Ils savaient en effet que les syndicats constituent la seule protection dont disposent les travailleurs tunisiens dans leur vie professionnelle.
– – Trop de Tunisiens ignorent ce qu’est un ordre permanent bancaire, c’est-à-dire un virement automatique et régulier (mensuel, trimestriel, etc.) d’un montant fixe destiné au paiement de la cotisation syndicale. De plus, on ne peut pas comparer la démocratie de la République française, dans laquelle les prélèvements des cotisations syndicales sont principalement automatiques, à la dictature imposée par Kais Saied à la Tunisie, où la collecte directe transforme l’adhésion en un acte militant, visible et dangereux, avec des risques de répression et de surveillance. Dans une dictature, ce travail de terrain est perçu comme une menace. La présence de représentants syndicaux et la tenue de réunions sur le lieu de travail sont souvent interdites ou étroitement surveillées. La collecte directe permet d’identifier les militants, ce qui les expose à des représailles, à des licenciements ou à des arrestations.
– L’Allemagne encourage les cotisations syndicales. Celles-ci sont en effet déductibles des impôts sur le revenu, dans la catégorie des frais professionnels. Et que fait la Tunisie ?
– Fazit: l’avenir de l’UGTT dépend actuellement du nombre de ses futurs adhérents: plus il est important, plus le syndicat est légitime et efficace pour négocier et obtenir des avancées concrètes.
B) En Allemagne, en plus des syndicats, il existe également des tribunaux du travail gratuits qui sont cruciaux pour garantir l’accès à la justice sociale. Ils permettent aux salariés de contester des abus sans barrière financière. Ils veillent à l’application du droit du travail, favorisent une résolution rapide des conflits, rétablissent l’équilibre entre employeurs et employés, et protègent les droits fondamentaux, tels que le droit à un salaire et à une sécurité au travail.
–>
99 % des Tunisiens ignorent même l’existence de ces tribunaux. Et même s’il y en avait, rares sont ceux qui oseraient contacter un tel tribunal ! Entre-temps, tout ce qui a trait aux tribunaux effraie les Tunisiens. Et tout le monde sait pourquoi !
C) Voici les principaux avantages et rôles des syndicats :
1) Défense des intérêts des travailleurs
– Négociation collective : Les syndicats négocient de meilleures conditions de travail, des augmentations de salaire, et des conventions collectives solides (entreprises, secteurs, national).
– Protection et sécurité : Ils veillent à la santé et à la sécurité au travail et protègent contre l’arbitraire, les licenciements injustifiés et les discriminations.
– Soutien individuel et juridique : En cas de conflit avec la direction, le syndicat apporte un soutien, des conseils juridiques et une représentation.
– Avantages salariaux : Les travailleurs syndiqués ont tendance à bénéficier de meilleurs avantages sociaux.
2) Garantie de l’équité sociale
– Rééquilibrage des pouvoirs : Face au pouvoir inhérent de l’employeur, le syndicat rééquilibre le rapport de force.
– Lutte contre la précarité : Les syndicats agissent pour l’égalité professionnelle (hommes/femmes), contre la précarité et pour de meilleures conditions de travail.
– Justice sociale : Par leur action, ils contribuent à une société plus juste et solidaire, notamment en gérant des organismes paritaires (assurance maladie, chômage, retraites).
D) Fonctionnement de l’engagement syndical:
– Financement : La cotisation syndicale donne les moyens de l’action collective .
– Indépendance : Les syndicats agissent sans se soumettre à l’influence de partis politiques, garantissant la défense exclusive des intérêts des salariés.
Plus le nombre d’adhérents est important, plus le syndicat est légitime et efficace pour négocier et obtenir des avancées concrètes.
E) Méthode de retenue à la source en Allemagne
– Prélèvement direct : En Allemagne, la cotisation syndicale est principalement directement prélevée sur le salaire brut par l’employeur (retenue à la source) et reversée au syndicat.
– Système : Cette méthode est perçue comme un moyen efficace de financer le syndicat, la cotisation représentant généralement 1 % du revenu brut moyen.
– Avantage fiscal : Les cotisations syndicales sont déductibles des impôts sur le revenu en Allemagne (dans la catégorie des frais professionnels).
– Exemple: Un employé qui gagne 3000 euros le mois paye une cotisation syndicale de 1%, ce qui fait 30 euros du salaire brut, dont 66 % sont déductibles fiscalement !
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est-ce qu’en Tunisie, les cotisations syndicales sont déductibles fiscalement ?
Exemple : un employé qui gagne 3000 euros le mois paye une coittsation syndicale de 1% ce qui fait 30 euros du salaire brut dont 66% sont déductibles fiscalement!
–> L’Allemagne est un exemple de pays qui respecte son peuple!
Bonne journée,
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
@M. Kais Saied : je n’ai aucune ambition politique. En effet, on ne devient pas politicien du jour au lendemain! Je suis très intelligent pour faire une telle bêtise! J’écris tout simplement pour une Tunisie meilleure, pour un État de droit pour tous les Tunisiens.
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« On ne devient pas politicien du jour au lendemain », cette affirmation souligne l’importance de l’apprentissage pratique dans la formation d’un homme ou d’une femme politique. Devenir un acteur politique crédible et efficace est rarement un processus immédia. Cette affirmation souligne l’importance de l’apprentissage pratique dans la formation d’un homme ou d’une femme politique. Devenir un acteur politique crédible et efficace est rarement un processus immédiat:
– L’expérience du terrain (Le temps long) : La politique demande une connaissance profonde du fonctionnement des institutions, des enjeux locaux et des besoins des citoyens, qui s’acquiert à travers des années d’engagement, de mandats locaux ou de militantisme.
– La construction de la crédibilité : La légitimité d’un politicien se construit souvent par la constance, la gestion de crises et la réalisation de projets sur le long terme, et non sur une ascension fulgurante.
– La « leçon » de la pratique : L’expérience politique permet d’apprendre à négocier, à gérer la complexité et à comprendre les rapports de force, ce qui ne s’improvise pas.
– Le paradoxe de la modernité : Bien que les médias sociaux et l’information en continu accélèrent le temps politique, donnant l’impression que tout peut changer du jour au lendemain, l’action politique durable et de fond nécessite, elle, une inscription dans la durée.
zaghouan2040
Le déficit de résultats tangibles et la déshérence de l’administration publique sont impressionnants
C’est un naufrage silencieux mais bien réel avec des ombres de plus en plus inquiétantes qui rôdent autour des lubies de « réformes » de l’Etat profond tunisien
Ce que ne savent pas les sujets « citoyens » de ce pays c’est que le système benaliste et son hydre mafieuse s’est tout simplement pleinement réinstallé avec toutes les zones de non droit de corruption de crime organisé a grande échelle que cela implique
La facilité et l’ampleur de ce retour laisse sans voix: elle témoigne pourtant de l’extrême fragilité de l’apparence de pouvoir qui caractérise un régime autocratique miné de l’intérieur