La chambre correctionnelle n°9 du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 24 mars 2026, l’ancien député Seif Eddine Makhlouf à une peine d’un an et huit mois de prison, apprend Business News de sources concordantes.
Cette condamnation intervient dans le cadre d’une affaire intentée par la présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi, qui accuse Makhlouf de l’avoir agressée physiquement.
Par ailleurs, l’avocat fait face à plusieurs autres poursuites judiciaires. Il a notamment déjà été condamné à une peine de quatre ans de prison dans une autre affaire liée à des accusations de complot contre la sûreté de l’État.
Un parcours judiciaire mouvementé
L’ancien député a été placé en détention le 18 janvier 2026, après son extradition depuis l’Algérie. Il avait été interpellé en juin 2024 à l’aéroport d’Annaba alors qu’il tentait de se rendre à Istanbul puis à Doha. Les autorités algériennes l’avaient poursuivi pour entrée illégale sur le territoire et détention de documents de voyage falsifiés.
Le 12 mars 2026, la sixième chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné, à quatre ans de prison, après avoir réduit la peine initiale de cinq ans prononcée en première instance.
Dans ce dossier, la justice lui reproche des faits liés à la divulgation de secrets de la défense nationale. Selon l’accusation, il aurait transmis des instructions et informations sensibles concernant des enquêtes judiciaires et des plaidoiries, et attribué, sans preuve, des faits graves à des agents de l’État.
Le dossier mentionne également des menaces envers des fonctionnaires publics et des comportements susceptibles de nuire au moral et à la crédibilité des institutions sécuritaires et judiciaires. Ces actes ont été qualifiés par la justice d’atteinte grave à la sûreté de l’État.
Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2019, Makhlouf avait été éliminé dès le premier tour avant de soutenir au second tour Kaïs Saïed, actuel président de la République.
S.H












