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Seif Eddine Makhlouf condamné à un an et dix mois de prison

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Par Sarra Hlaoui

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La chambre correctionnelle n°9 du tribunal de première instance de Tunis a condamné, mardi 24 mars 2026, l’ancien député Seif Eddine Makhlouf à une peine d’un an et dix mois de prison, apprend Business News de sources concordantes.

Cette décision fait suite à une plainte déposée par la présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi, qui accuse Makhlouf de l’avoir agressée physiquement en 2021.

Une peine alourdie

En mars 2025, la même chambre correctionnelle avait condamné Makhlouf par contumace à un an de prison, peine assortie d’une exécution immédiate. Dans cette affaire, l’ancien député Sahbi Smara avait également été condamné à six mois de prison ferme, tandis qu’une députée affiliée au mouvement Ennahdha avait écopé de trois mois de prison.

Le comité de soutien d’Abir Moussi avait alors estimé ces peines « inadéquates par rapport à la gravité des actes reprochés et aux circonstances de l’agression », survenue le 30 juin 2021 sous la coupole du Parlement, qualifiée de « flagrant délit sans équivoque ».

Par ailleurs, l’avocat fait face à plusieurs autres poursuites judiciaires. Il a notamment déjà été condamné à une peine de quatre ans de prison dans une autre affaire liée à des accusations de complot contre la sûreté de l’État.

Un parcours judiciaire mouvementé

L’ancien député a été placé en détention le 18 janvier 2026, après son extradition depuis l’Algérie. Il avait été interpellé en juin 2024 à l’aéroport d’Annaba alors qu’il tentait de se rendre à Istanbul puis à Doha. Les autorités algériennes l’avaient poursuivi pour entrée illégale sur le territoire et détention de documents de voyage falsifiés.

Le 12 mars 2026, la sixième chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis l’avait condamné, à quatre ans de prison, après avoir réduit la peine initiale de cinq ans prononcée en première instance.

Dans ce dossier, la justice lui reproche des faits liés à la divulgation de secrets de la défense nationale. Selon l’accusation, il aurait transmis des instructions et informations sensibles concernant des enquêtes judiciaires et des plaidoiries, et attribué, sans preuve, des faits graves à des agents de l’État.

Le dossier mentionne également des menaces envers des fonctionnaires publics et des comportements susceptibles de nuire au moral et à la crédibilité des institutions sécuritaires et judiciaires. Ces actes ont été qualifiés par la justice d’atteinte grave à la sûreté de l’État.

Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2019, Makhlouf avait été éliminé dès le premier tour avant de soutenir au second tour Kaïs Saïed, actuel président de la République.

S.H

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2 commentaires

  1. Citoyen_H

    Répondre
    25 mars 2026 | 14h27

    UNE INFIME BROUTILLE,

    comparée à son degré de dangerosité et à l’ensemble des actes néfastes et impudiques qu’il collectionne.

  2. HatemC

    Répondre
    24 mars 2026 | 21h46

    Cette condamnation semble confirmer la volonté des autorités judiciaires de marquer la fin d’une certaine forme d’impunité perçue par l’opinion publique…. ce type n’est rien d’autre qu’un voyou et un délinquent au col blanc

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