Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans la soirée du vendredi 27 mars 2026 au palais de Carthage, le ministre de l’Intérieur Khaled Nouri. Au cœur de cette rencontre : les opérations de collecte des déchets ordonnées à l’échelle nationale.
Selon un communiqué publié à 3h07 dans la nuit de vendredi à samedi 28 mars 2026, le chef de l’État a insisté sur le fait que ces opérations ne doivent pas se limiter à des campagnes ponctuelles de courte durée. Il a appelé à un effort continu, « jour et nuit sans interruption », afin d’éviter le retour rapide de l’accumulation des déchets.
Kaïs Saïed a également exprimé son mécontentement face à la nécessité répétée de son intervention pour orienter les responsables régionaux et locaux. Il a déploré devoir, dans certains cas, indiquer lui-même les quartiers concernés, sur la base de plaintes reçues.
Le président a par ailleurs rejeté les justifications liées au manque d’équipements, les jugeant « inacceptables ». Il s’est interrogé sur la disponibilité de ces moyens lors du lancement des campagnes de nettoyage, avant leur disparition durant plusieurs mois.
Qualifiant la situation d’« anormale », le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’engager la responsabilité administrative de chaque acteur concerné. Il a affirmé que tout manquement devra entraîner des conséquences, sans délai.
Enfin, Kaïs Saïed a refusé de faire porter la responsabilité de ces dysfonctionnements aux citoyens. Il a souligné que de nombreux Tunisiens ont déjà participé à des initiatives de nettoyage avec leurs propres moyens, malgré des tentatives de découragement. Selon lui, un sentiment d’appropriation de l’espace public encouragera naturellement les citoyens à préserver la propreté, permettant ainsi de mettre en échec les comportements nuisibles et d’assainir durablement l’environnement.
R.B.H











3 commentaires
Judili58
C’est le ministère de l’intérieur qui refuse la décentralisation , c’est le ministère de l’intérieur qui refuse l’existence de conseils municipaux élus, c’est le ministère de l’intérieur qui veut avoir l’autorité absolue sur les administrations municipales . Voilà le résultat et les défaillances ne concernent pas uniquement la question des déchets. Tous les missions municipales sont défaillantes et corrompus.
Fares
Les quartiers du grand Tunis je suppose car logiquement il lui est impossible de connaître la situation des quartiers des autres régions depuis le palais et sans qu’on les lui indique. Pauvre pays. Je me demande qui est responsable de la dissolution des conseils municipaux. Qu’il fasse son travail pour le salaire que les contribuables lui verse. عامل علينا مزيا السيد!
Hannibal
Un « président » ne devrait pas s’occuper de ça.
Il est censé s’occuper de stratégies pour un meilleur futur pour les citoyens, de la défense du pays, … (je n’ose même pas penser à sa capacité à gérer un conflit armé). Passons !
Bon quant aux causes de la crise des déchets :
– Loi interdisant la sous-traitance
– Infantilisation due a l’interventionnisme présidentiel
– Absence de déchetteries pour les encombrants, les déchets des chantiers, les déchet verts
– Absence de tri des déchets
– Manque de moyens dû entre-autres au niveau faible de la taxe municipale et son mauvais recouvrement
– Mauvaise éducation des citoyens à la gestion des déchets
– Absence de règles claires et de système de sanctions