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Après le décès du député d’El Kabaria, une législative partielle annoncée

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Par Sarra Hlaoui

    La machine électorale est officiellement en marche. Dans une décision datée du 1er avril 2026, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a dévoilé le calendrier de la législative partielle dans la circonscription d’El Kabaria, à Tunis.

    Ce scrutin intervient après le décès du député Salah Mbarki, le 9 mars dernier, laissant vacant le siège qu’il occupait au Parlement.

    Reste toutefois un défi de taille : mobiliser les électeurs. Lors des dernières législatives, le taux de participation avait péniblement franchi la barre des 11 %, traduisant une démobilisation marquée et un désintérêt persistant pour un Parlement dont la capacité d’influence est largement questionnée.

    Un calendrier qui s’étire jusqu’à l’été

    Le processus électoral débutera le 7 avril et se poursuivra jusqu’à la proclamation des résultats définitifs. Dès les 13 et 14 avril, une opération d’inscription automatique des électeurs sera organisée, en parallèle d’une mise à jour des centres de vote qui se prolongera jusqu’au 13 mai.

    Les listes électorales préliminaires seront affichées du 26 au 28 avril, avec une fenêtre de recours ouverte les 29 et 30 avril. La liste définitive des électeurs devra être arrêtée au plus tard le 14 mai.

    Candidatures et campagne : les étapes clés

    Les candidatures pourront être déposées entre le 15 et le 21 mai. Après examen et traitement des recours, la liste finale des candidats sera connue au plus tard le 8 juin.

    La campagne électorale, elle, se tiendra du 15 au 26 juin à minuit. Elle sera suivie, comme le veut la règle, d’une journée de silence électoral le 27 juin.

    Le vote est fixé au dimanche 28 juin 2026, de 8h à 18h.

    Résultats attendus début juillet

    Les résultats préliminaires devraient être annoncés au plus tard le 1er juillet, tandis que les résultats définitifs sont attendus d’ici le 1er août.

    Si aucun candidat ne parvient à obtenir la majorité absolue dès le premier tour, un second tour sera organisé dans les deux semaines suivant la proclamation des résultats définitifs. Il opposera les deux candidats arrivés en tête.

    Cette élection partielle ne devrait d’ailleurs pas rester un cas isolé : plusieurs sièges demeurent vacants à l’Assemblée, laissant entrevoir la tenue d’autres élections partielles dans les mois à venir.

    S.H

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    Commentaire

    1. jamel.tazarki

      Répondre
      4 avril 2026 | 14h13

      A) à quoi servent les suppléants des députés enFrance ? Je cite le journal Les Échos :
      – Les suppléants pourraient faire leur entrée à l’Assemblée nationale à la faveur du remaniement ministériel de 2017. Le point sur ce travail de « réserviste » est assez méconnu.
      – Le suppléant est avant tout un réserviste. Il remplace le député si ce dernier décède, est nommé au gouvernement, accepte une mission de plus de six mois, entre au Conseil constitutionnel ou est désigné Défenseur des droits.
      –>
      Fazit: pas forcément d’une élection législative partielle. En effet, Une élection législative partielle n’est nécessaire que si le suppléant est lui-même dans l’incapacité de siéger, s’il démissionne ou si le siège du suppléant est également vacant.

      B) A quoi servent les suppléants (« Nachrücker ») en Allemagne?
      – En Allemagne, le concept de suppléant (« Nachrücker ») existe, mais il diffère du système français. Il n’y a pas de suppléant désigné d’avance pour chaque député. Si un député du
      Bundestag quitte son siège, le suivant sur la liste électorale du parti (pour la représentation proportionnelle) prend sa place. Les suppléants de commission peuvent voter en l’absence des titulaires.
      – Le « député suppléant » (Nachrücker) ne perçoit d’indemnités qu’à partir du moment où il prend effectivement son mandat.

      C) En Tunisie, une élection législative partielle est organisée à chaque fois qu’un député démissionne, décède ou est nommé au gouvernement. Cette procédure est une perte de temps et d’argent. Notre loi électorale d’après le putsch est inutilisable dans sa version actuelle.

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