La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, s’est retrouvée au cœur de vives critiques à l’issue de la séance de questions orales tenue vendredi 3 avril 2026 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Réagissant à cette séance, le député Amine Ouerghi a dressé un constat sévère, estimant que la ministre « restera dans l’histoire comme la plus faible ministre de la Culture en Tunisie ». Il a dénoncé des réponses « lues », « sans vision ni audace », et dépourvues, selon lui, de solutions concrètes face aux difficultés du secteur culturel. Le parlementaire a également pointé un discours qu’il juge « en décalage avec la réalité », appelant le président de la République à la limoger « avant qu’il ne soit trop tard ».

Une séance marquée par des critiques récurrentes
Lors de cette séance plénière, consacrée à onze questions orales adressées à la ministre, plusieurs députés ont exprimé des réserves, voire leur insatisfaction, quant aux réponses fournies.
Les échanges ont porté sur une série de dossiers, notamment les projets de bibliothèques et de maisons de la culture en régions, la situation des sites archéologiques, ou encore les difficultés liées aux festivals et aux institutions culturelles. Si la ministre a présenté plusieurs projets en cours — tels que la poursuite de programmes de restauration, la modernisation d’infrastructures ou encore des initiatives de numérisation du patrimoine — plusieurs élus ont déploré l’absence de délais clairs, la lenteur des procédures administratives et un manque de visibilité stratégique.
Certains députés ont également critiqué la répétition d’annonces déjà formulées, l’insuffisance des moyens alloués et le décalage entre les engagements affichés et la réalité sur le terrain, notamment en matière de valorisation du patrimoine et de dynamisation de la vie culturelle dans les régions.
Une défense axée sur les contraintes et les réformes
Face à ces critiques, Amina Srarfi a mis en avant les contraintes structurelles du secteur, notamment la faiblesse des ressources humaines et financières, tout en insistant sur les efforts engagés pour réorganiser le paysage culturel.
Elle a notamment évoqué une stratégie visant à faire de la culture un levier de développement économique et social, à travers la valorisation du patrimoine, le soutien aux industries créatives et le renforcement de la décentralisation culturelle. Elle a également assuré qu’aucune décision de suppression d’institutions culturelles n’était envisagée, tout en annonçant des réformes en préparation, notamment sur le cadre légal des activités artistiques et la situation des professionnels du secteur.
Un climat sous tension
Cette passe d’armes intervient dans un contexte marqué par des attentes croissantes vis-à-vis du secteur culturel, confronté à des défis persistants : financement limité, retards dans les projets, fragilité des institutions et difficultés structurelles dans les régions.
La sortie du député Amine Ouerghi illustre ainsi un malaise plus large autour de la gestion du secteur, au moment où les appels à une réforme en profondeur et à une meilleure gouvernance culturelle se multiplient.
M.B.Z











2 commentaires
Citoyen_H
LA TRÈS TRÈS MAIGRE TRÉSORERIE HÉRITÉE
aussitôt après le règne des gardiens d’étables et d’écuries de la misérable et maudite terka, continue pernicieusement son œuvre, en rongeant des pans entiers de notre économie, et par ricochets, d’innombrables secteurs d’activités dépendant de celle-ci.
Ils ont laissé à peine de quoi gérer une gargote de merguezs d’âne, grillés.
Comme à l’accoutumée, les traîtres et les vendus de la NATION, ainsi que les bouchés du fion, profitent de toute situation délicate pour afficher un « mécontentement », digne des plus grandes œuvres de Bollywood.
Leur but est, encore et encore, de briser du sucre sur le dos de celui qui leur coupa net, les vivres, un certain 25 juillet béni.
Amina Srarfi, fait au mieux, avec les très maigres moyens dont elle dispose.
Calmez-vous les lâches, et concentrez-vous plutôt à chercher des moyens pour faire sortir la NATION de la fosse à purin dans laquelle, les saltimbanques nous placèrent !!
KS devrait d’urgence revoir à la hausse, le niveau requis pour être élu à l’Assemblée nationale.
Hannibal
Comment voulez-vous qu’un pouvoir dépourvu de toute ouverture d’esprit s’occupe d’un secteur dont le pilier principal est précisément l’ouverture d’esprit ?