La République arabe d’Égypte a réitéré, lundi 6 avril 2026, son appui ferme à l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc, tout en renouvelant son adhésion aux orientations définies par la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies concernant la question du Sahara marocain, a annoncé le ministère marocain des Affaires étrangères dans un bref communiqué sur sa page Facebook.
Dans ce cadre, les autorités égyptiennes ont insisté sur le fait que l’initiative d’autonomie proposée par Rabat, dans le respect de la souveraineté marocaine, constituerait « la solution la plus réalisable pour le règlement de la question du Sahara marocain ». Cette position s’inscrit dans une dynamique diplomatique régionale et internationale en faveur du plan d’autonomie alignée sur l’initiative marocaine.
Cette réaffirmation est intervenue à l’issue des entretiens tenus au Caire entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et son homologue égyptien chargé des Affaires étrangères, de la Migration et des Égyptiens à l’étranger, Badr Abdelatty.
Au-delà de la question du Sahara, les deux responsables ont examiné les perspectives de renforcement des relations bilatérales, en mettant l’accent sur la consolidation des partenariats économiques, politiques et culturels. Ils ont également abordé plusieurs dossiers régionaux et internationaux d’intérêt commun, témoignant d’une convergence de vues sur des enjeux stratégiques majeurs.
N.J











Commentaire
HatemC
N’en Déplaise à L’Algérie
La Souveraineté Marocaine sur le Sahara, un Droit Historique au-delà des Frontières Coloniales
HC
Alors que la diplomatie internationale s’oriente de plus en plus vers une reconnaissance explicite de la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud — comme en témoigne récemment le soutien réaffirmé du Caire — il est essentiel de revenir aux fondements mêmes de cette légitimité. Pour comprendre la question du Sahara, il faut s’extraire des lectures géopolitiques récentes et plonger dans la profondeur exceptionnelle de l’État marocain.
L’exception marocaine : une continuité millénaire
Le Maroc n’est pas une création administrative moderne ; c’est l’un des plus anciens États structurés d’Afrique du Nord.
Dès le VIIIe siècle, sous l’impulsion des Idrissides, le pays a jeté les bases d’un État centralisé. Cette autorité ne s’est jamais démentie, portée par des dynasties prestigieuses — des Almoravides aux Alaouites — qui ont su préserver l’intégrité du territoire.
Il est crucial de rappeler une singularité historique majeure : contrairement à ses voisins, le Maroc n’a jamais été sous domination ottomane. Cette indépendance précoce a permis au Royaume de forger une identité politique propre, là où d’autres entités régionales ont vu leurs contours dessinés ou redéfinis par des puissances extérieures.
L’un des malentendus fréquents dans ce dossier réside dans la définition même de la frontière. Historiquement, la souveraineté marocaine ne s’exerçait pas selon le concept rigide et européen de « frontières tracées au cordeau ». Elle reposait sur la Bayaa ( allégeance ), cet acte d’allégeance religieuse et politique qui liait les tribus, y compris sahariennes, au Sultan.
Le soutien croissant de la communauté internationale, illustré par les positions de l’Égypte, des États-Unis ou encore de plusieurs pays européens et africains, n’est pas une simple manœuvre de circonstance. C’est une validation de la réalité historique.
Reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara, c’est reconnaître qu’avant le protectorat et avant les découpages coloniaux, il existait une nation cohérente, unie par des siècles de gouvernance commune. Aujourd’hui, le plan d’autonomie proposé par le Royaume s’inscrit dans cette logique : protéger une identité régionale tout en préservant l’unité d’un État dont la profondeur historique est le meilleur garant de la stabilité régionale.
Le Maroc ne revendique pas un nouveau territoire ; il réaffirme ce qu’il a toujours été : un bloc de civilisation dont le Sahara est, par l’histoire et par le sang, une composante indissociable.