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France : passage à Linux, ce que dit réellement la décision

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Par Rabeb Aloui

    Sur Facebook, des publications largement partagées affirment que « la France a décidé d’abandonner le système d’exploitation Windows au niveau gouvernemental pour se tourner vers Linux », ajoutant que « tous les ministères vont entamer une phase de transition ».

    Les messages, souvent présentés comme une décision soudaine et radicale, rappellent également qu’en octobre 2025, la France avait déjà opté pour l’application Tchap comme outil officiel de communication entre ministères.

    En Tunisie, ces publications ont suscité de nombreuses réactions. Entre étonnement et curiosité, plusieurs internautes se sont interrogés sur les raisons d’un tel choix, certains y voyant une rupture politique avec les grandes entreprises technologiques américaines, d’autres évoquant une volonté de réduction des coûts ou encore un souci de sécurité des données. D’autres encore ont interprété cette annonce comme un signal fort que d’autres pays pourraient suivre, alimentant un débat plus large sur la souveraineté numérique.

    Réactions en ligne et interprétations rapides

    Après vérification, l’information repose bien sur des annonces réelles, la Direction interministérielle du numérique (DINUM) a effectivement annoncé, lors d’un séminaire interministériel sur la souveraineté numérique tenu le 8 avril 2026, une orientation stratégique visant à réduire la dépendance de l’État français aux solutions numériques extra-européennes.

    Dans ce cadre, l’administration française envisage progressivement de remplacer certains postes fonctionnant sous Windows par des systèmes basés sur Linux. Toutefois, il ne s’agit pas d’un abandon immédiat et généralisé, mais d’une transition progressive et encadrée.

    Une orientation vers la souveraineté numérique

    Cette orientation s’inscrit dans une politique plus large de souveraineté numérique. Les autorités françaises affichent clairement leur volonté de reprendre le contrôle sur leurs infrastructures et leurs données. Certaines administrations ont déjà amorcé cette transition. La Caisse nationale d’Assurance maladie en France a ainsi lancé la migration de 80.000 agents vers des outils numériques souverains, incluant Tchap pour la communication, ainsi que d’autres solutions internes pour le partage de documents et la visioconférence.

    Par ailleurs, le gouvernement a annoncé la migration de la plateforme des données de santé vers une solution de confiance d’ici fin 2026. Ces décisions s’inscrivent dans la continuité de plusieurs directives récentes relatives à la commande publique numérique et à la généralisation d’outils souverains.

    Windows, Linux : deux modèles opposés

    Notons que Microsoft est une entreprise qui développe des logiciels propriétaires, comme le système d’exploitation Windows, son code source est fermé, contrôlé par l’entreprise et son utilisation nécessite généralement l’achat de licences. À l’inverse, Linux est un système d’exploitation open source, dont le code est librement accessible, modifiable et redistribuable.

    Cela permet aux États, aux organisations et aux développeurs de l’adapter à leurs besoins spécifiques sans dépendre d’un fournisseur unique. Concrètement, Windows est souvent privilégié pour sa simplicité d’usage et sa compatibilité avec de nombreux logiciels commerciaux, tandis que Linux est apprécié pour sa flexibilité, sa sécurité et l’autonomie qu’il offre, notamment dans les stratégies de souveraineté numérique.

    Ainsi, il s’agit plutôt d’une stratégie progressive visant à réduire les dépendances technologiques et à renforcer la souveraineté numérique.

    R.A.

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    3 commentaires

    1. Roberto Di Camerino

      Répondre
      10 avril 2026 | 16h44

      Français, Françaises , Je vous ai compris ( Non pas le General ) mais moi. Vous venez de vous reveiller, quelques 30 ans trop tard. Le RHEL ( RED HAT LINUX) est en usage dans plusieurs Pays et son application la plus répandue ( ORACLE ) a mis son PDG dans la position enviable de 2 eme homme le plus riche du monde.

      • Gg

        Répondre
        10 avril 2026 | 18h22

        .C’est aussi le résultat de la perte de confiance entre l’administration Trump et ses alliés européens. Et de son mépris, et du refus des GAFAS de se plier aux règles européennes.
        Notons aussi que Linux a depuis longtemps remplacé microsoft dans les secteur stratégiques et la recherche…

      • Vladimir Guez

        Répondre
        10 avril 2026 | 18h44

        L’administration française a toujours préféré payé pour avoir un responsable (éditeur de logiciel) a blâmer.
        Cette posture l’a mise a l’écart de l’écosystème du logiciel libre dont ont émergé le big data et l’intelligence artificielle.
        Elle se mefiait du logiciel open source , elle se rend compte de son erreur , et elle corrige.
        Certain pays et administration peuvent rester plusieurs décennies dans l’erreur et le deni.

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