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Trottinettes électriques : l’anarchie gagne du terrain

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Par Maya Bouallégui

    Elles zigzaguent entre les voitures, remontent les sens interdits et roulent sans règles ni assurances. Les trottinettes électriques envahissent les rues tunisiennes dans un vide juridique total, ajoutant un danger supplémentaire à un trafic déjà anarchique.

    Le feu passe au vert. Les voitures avancent à peine qu’une trottinette surgit de nulle part, coupe la trajectoire, slalome entre deux véhicules, disparaît derrière un taxi collectif.

    Quelques secondes plus tard, une autre remonte un sens interdit. Sans casque. Sans ralentir. Sans même regarder.La scène est devenue quotidienne à Tunis et certainement dans les autres villes. Et on les voit aussi bien dans les quartiers chics que les quartiers populaires.

    Dans une circulation déjà saturée par les motos sans casque et les taxis collectifs qui doublent à droite, la trottinette électrique introduit un nouveau facteur d’imprévisibilité. Elle n’est ni un piéton, ni une moto, ni un vélo. Elle est tout cela à la fois, et donc rien de clairement identifiable.

    Pour l’automobiliste, déjà sous tension permanente, c’est une menace supplémentaire. Pour les autres usagers, c’est un risque diffus, permanent, impossible à anticiper.

    Ailleurs, la règle a précédé le chaos

    Dans d’autres pays, notamment européens, ce nouveau venu dans le paysage routier n’a pas été laissé au hasard.

    En France, la trottinette électrique est encadrée par une réglementation claire. Elle appartient à la catégorie des engins de déplacement personnel motorisés, avec des règles précises.

    La première est simple : la vitesse maximale est strictement limitée à 25 km/h.

    Au-delà, l’engin est considéré comme non conforme et n’a pas le droit de circuler sur la voie publique.

    Deuxième règle fondamentale : l’assurance responsabilité civile est obligatoire.En cas d’accident, l’utilisateur est considéré comme conducteur d’un véhicule motorisé et engage sa responsabilité.

    Troisième pilier : le contrôle. Les forces de l’ordre disposent désormais de moyens pour vérifier la conformité des trottinettes, notamment leur vitesse maximale. En cas de débridage ou d’absence d’assurance, les sanctions peuvent aller de l’amende à la confiscation du véhicule.

    Le principe est clair : encadrer pour éviter le chaos.

    En Tunisie, un vide juridique total

    En France, la règle précède l’usage, encadre les pratiques et fixe des limites claires à un engin dont la place dans l’espace public a été pensée avant sa généralisation. La trottinette y est identifiée, réglementée, assurée. Elle existe dans le droit.

    En Tunisie, elle n’existe que dans la rue. Car pendant que les trottinettes électriques se multiplient, s’imposent dans la circulation et aggravent un désordre déjà bien installé, aucune réponse ne vient encadrer ce phénomène. Ni projet de loi du gouvernement, ni texte réglementaire, ni même un début de réflexion publique.

    Au Parlement, le silence est encore plus frappant. Aucun député ne s’est saisi du sujet, aucune proposition de loi n’a été déposée. À regarder leurs priorités, entre selfies, vidéos et course aux trends, la sécurité routière semble bien loin des préoccupations du moment.

    Résultat : un vide juridique total.

    La trottinette circule sans statut, sans règles, sans obligations clairement définies.

    Et ce vide n’a rien d’abstrait. Il expose directement les automobilistes.

    Car le jour où un accident survient (et il surviendra) tout devient incertain. Une voiture percute une trottinette, l’occupant chute, se blesse gravement ou meurt. Sur quelle base le juge tranche-t-il ? Quelle qualification retient-il ?

    L’automobiliste a-t-il heurté un piéton, un véhicule, ou un engin que la loi ne reconnaît pas ?

    Dans ce flou, le droit laisse place à l’interprétation. Et avec elle, une insécurité juridique totale, qui peut aller jusqu’au pénal pour un conducteur confronté à une situation que personne, en amont, n’a pris la peine d’encadrer.

    Un marché livré à lui-même

    Ce flou juridique se retrouve logiquement sur le marché. En parcourant les principaux sites de commerce en ligne tunisiens, une réalité saute aux yeux : aucune norme, aucune cohérence, aucune limite.

    Sur le plus grand site de commerce en ligne en Tunisie, Mytek.tn, certaines trottinettes sont explicitement proposées avec des options de débridage permettant de passer de 25 à 50 km/h. Une pratique strictement interdite en Europe, puisqu’elle s’apparente à une invitation à la mort.

    Sur Tunisianet.com.tn, deuxième plus grand site de commerce en ligne, le débridage n’est pas affiché, mais certains modèles atteignent des vitesses allant jusqu’à 70 km/h.

    À ce niveau, on ne parle plus de trottinette urbaine, mais de quasi-moto sans cadre légal.

    Seule exception notable : Carrefour.tn, qui propose des modèles limités à 25 km/h, en cohérence avec les standards internationaux.

    Des prix accessibles pour un danger croissant

    L’offre disponible en Tunisie donne la mesure du phénomène.

    Sur Mytek comme sur Tunisianet, la trottinette électrique s’étale aujourd’hui sur une gamme extrêmement large, qui va du simple équipement urbain à des engins aux performances nettement plus élevées.

    À l’entrée de gamme, les prix tournent autour de 700 à 1300 dinars, avec des modèles de 300 à 350 watts, limités à environ 25 km/h, comme la Kepow E9Pro proposée à 1299 dinars.

    Mais très vite, l’offre bascule. Dès le milieu de gamme, les prix dépassent les 1500 à 1700 dinars, avec des puissances allant jusqu’à 600 ou 700 watts, à l’image des modèles Xiaomi ou Urbanglide.

    Et au sommet, on change complètement d’univers.

    Sur Tunisianet, certains modèles affichent des motorisations double moteur de 2×1200 watts, capables d’atteindre 60 à 70 km/h, avec des prix qui dépassent les 5000 dinars.

    Sur Mytek, la logique est comparable, avec des modèles haut de gamme atteignant près de 3800 dinars et des puissances cumulées de plusieurs milliers de watts après débridage clairement proposé.

    À l’autre extrémité du spectre, Carrefour propose deux modèles, un petit à 100 watts et une vitesse de 8km/h proposé à 950 dinars et un second à 300 watts avec une vitesse maximale de 25km/h proposé à 2159 dinars. Ces modèles sont clairement alignés sur un usage urbain standard et la réglementation européenne.

    En quelques années, donc, la trottinette électrique est passée d’un objet marginal à un produit grand public, décliné sur toute l’échelle des prix et des puissances, sans qu’aucun cadre ne vienne réellement structurer cette offre.

    Ce positionnement les rend accessibles à un public large, souvent jeune, parfois sans expérience de la route.

    Autrement dit : un objet rapide, potentiellement dangereux, sans formation, sans assurance et sans réglementation.

    Un risque systémique qui s’installe

    Le problème n’est pas la trottinette en elle-même. Dans un cadre clair, comme en Europe, elle s’insère dans la circulation avec des règles, des limites et des responsabilités définies. Elle devient un outil de mobilité parmi d’autres.

    En Tunisie, elle arrive dans un système déjà déséquilibré. Un trafic anarchique, des règles peu respectées, un contrôle quasi inexistant. Dans cet environnement, elle ne trouve pas sa place : elle s’ajoute à un désordre existant, sans que rien ne vienne encadrer son usage. C’est là que le problème change d’échelle.

    Car pendant que l’offre se développe, que les modèles se diversifient et que les usages se banalisent, ni l’État ni le Parlement ne prennent la mesure du phénomène. Aucun texte, aucune initiative, aucune anticipation.

    Dans ces conditions, la trottinette cesse d’être un simple moyen de déplacement pour devenir une variable supplémentaire dans un système déjà instable. Chaque interaction avec une voiture, une moto ou un piéton devient un danger véritable, faute de cadre partagé.

    Et comme tout véhicule, elle finit, tôt ou tard, par poser la question de la responsabilité. Sans règles claires, chaque accident devient une zone grise.

    Et c’est peut-être là le véritable risque : non pas l’engin lui-même, mais un environnement où il circule librement, dans un système qui n’a jamais été pensé pour l’accueillir.

    Maya Bouallégui

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    16 commentaires

    1. Gg

      Répondre
      13 avril 2026 | 10h22

      La photo… avez vous vu la famille sur la moto tout devant?
      Le père, la mère, et deux tout petits.
      Pas de casques, aucune protection, rien. C’est incroyable !
      Quant aux trotinettes, pas de freins, des roues toutes petites qui vous envoient en vol plané au moindre trou.
      C’est le triomphe de l’inconscience, mais rassurez vous, y a pas que chez vous!

      • zaghouan2040

        Répondre
        13 avril 2026 | 18h57

        C’est précisément cette inconscience et cette goujaterie qui fait de ce p’tain de pays un repaire de boucaniers

      • Citoyen_H

        Répondre
        13 avril 2026 | 21h16

        C’EST DE L’IA, CA EN PUE À MILLE LIEUX À LA RONDE.

        « La photo… avez vous vu la famille sur la moto tout devant? »

        Dès qu’il s’agit de casser de l’arabe, vous êtes toujours là, avec vos trolls, en première ligne.
        Par contre, quand il s’agit de casser les Pampers génocidaires qui massacrent, qui pulvérisent des femmes, des enfants et des vieillards Palestiniens, sans aucune pitié, vous devenez subitement, borgne ou aveugle !!
        Ayez un peu peur de votre créateur et de ce qui va vous tomber sur la tête, le jour où vous vous pointerez devant lui !

        • Gg

          Répondre
          14 avril 2026 | 11h33

          Tatoufaux.
          J’ai bien conclu mon post par « rassurez vous, y a pas que chez vous! »
          Non comment, apprenez à lire et gardez votre haine pour vos salopards de barbus!

    2. Citoyen_H

      Répondre
      12 avril 2026 | 14h51

      @EL OUAFI 10/04/2026

      « Des victimes de pare et d’autre voitures et trottinettes. »

      Vous avez oublié les piétons, l’ami.
      Ce sont ceux qui en paieront le prix le plus fort, de l’anarchie régnant en maitre absolue dans cette jungle post-2011 !!!

      • EL OUAFI

        Répondre
        13 avril 2026 | 5h12

        @Citoyen _H .
        Bonjour,j’en conviens les piétons dans notre pays sont oubliés et même n’on considérés entièrement !
        À cette anarchie persistante et l’avènement de ce moyen tout nouveau pour se déplacer dans nos villes.
        L’insécurité déjà présente où les taxis collectifs et individuels font la loi sur la voie publique.
        Le rajout des trottinettes aggrave substantiellement la circulation
        Quant aux piétons sont exclus des trottoirs par les étalages des magasins peux scrupuleux qui rajoutent à l’anarchie une superbe couche d’incivilité.
        Bonne journée à vous.

    3. Rationnel

      Répondre
      10 avril 2026 | 19h57

      Une bonne initiative, le succès des trottinettes et des vespas électriques (les deux-roues) va réduire la consommation d’essence et le déficit énergétique. Le prix du pétrole va rester élevé en 2026 et l’électrification des transports est une nécessité. Le Pakistan vise à électrifier 30 % du secteur des transports d’ici 2030, la Tunisie devrait imiter ce modèle (voir https://chinamotorworld.com/2025-electric-two-wheelers-in-pakistan/ ).

    4. HatemC

      Répondre
      10 avril 2026 | 18h38

      Cette photo illustre parfaitement le chaos visuel et structurel.
      C’est un condensé de ce que l’on pourrait appeler une « SATURATION URBAINE ANARCHIQUE ».

      L’arrivée des trottinettes dans ce décor ressemble effectivement à une tentative d’insérer une technologie moderne dans un environnement qui ne respecte même pas les règles de base de la sécurité routière…
      Les voitures, les taxis, les camionnettes et les deux-roues s’entassent sans aucune notion de « files » ou de couloirs de circulation.
      On voit bien que chacun cherche à gagner dix centimètres sur son voisin, créant un goulot d’étranglement permanent.

      Les deux hommes en costume sur leurs trottinettes électriques semblent totalement déconnectés du danger.
      Sans protection, ils évoluent entre des voitures et des bus de transport public qui, on le sait, ont des angles morts énormes.

      Je pointe le manque de civismece que l’article ne mentionne pas.

      Dans ce contexte, la rue n’est plus un espace de partage régi par des lois, mais un espace de compétition

      L’article de Business News dénonce l’anarchie des trottinettes, mais la photo montre que le problème est bien plus profond : c’est un effondrement de la culture du respect public. La trottinette n’est qu’un nouvel objet dans un système déjà cassé.

      Face à une telle photo, on se demande : comment une autorité peut-elle prétendre réguler des « engins de déplacement personnel » alors qu’elle ne parvient pas à faire porter un casque à un conducteur de moto transportant des bébés ? …. un pays peuplé de GUEUX …..HC

      • EL OUAFI

        Répondre
        10 avril 2026 | 21h09

        Le désordre crée par la conduite de ces sauvageons de chauffards des taxis collectifs additionné aux trottinettes va nous conduire a compter nos blessés et nos morts !
        La conduite au bled est exécrable par le non respect de toutes les règles élémentaires du code de la route forcément avec ce moyen de locomotion aggraverai inéluctablement des accidents de la route !
        (Un peuple civilisé et respectueux ! Avions-nous entendu ce refrain par le passé pas si lointain ?)

        L’absence de cadre juridique beaucoup de nos concitoyens ferons les frais par la non reconnaissance des assurances.
        Des victimes de pare et d’autre voitures et trottinettes.

    5. HatemC

      Répondre
      10 avril 2026 | 17h48

      Je suis plier de rire …..

      L’article de Business News semble découvrir l’eau chaude alors que le désordre urbain est devenu, le quotidien en Tunisie …
      Le contraste entre la modernité technologique (la trottinette) et les lacunes fondamentales en matière de sécurité et d’infrastructure.
      L’article pointe les trottinettes, mais elles ne sont qu’un symptôme de plus dans un écosystème où le Code de la route est souvent perçu comme une « suggestion » plutôt que comme une obligation.

      Priorité aux plus téméraires ….
      Le respect des feux, des passages piétons ou des couloirs de bus est devenu l’exception plutôt que la règle.
      Occupation de l’espace ….
      Entre les vendeurs ambulants qui grignotent les trottoirs et le stationnement en double file, le piéton et le conducteur consciencieux sont les grands perdants.

      Et cette photo en illustration qui montre une MOBYLETTE TRANSPORTANT 4 PERSONNES SANS CASQUES DONT 2 ENFANTS EN BAS AGE …

      L’arrivée des trottinettes électriques dans ce décor ne fait qu’ajouter une couche de complexité …

      On tente d’importer des modes de transport « modernes » et « écologiques » dans un environnement où les bases de la civilité routière ne sont pas encore consolidées.

      C’est ce décalage entre la réalité du terrain et les titres de presse « alarmistes » qui rend la situation presque ironique, d’où mon fou rire. On ne peut pas vraiment parler d’une « invasion » de l’anarchie quand elle occupe déjà le terrain depuis des décennies….HC

    6. Citoyen_H

      Répondre
      10 avril 2026 | 17h03

      @zaghouan2040

      « Et surtout il y a une culture de l’anarchie du j’men foutisme et de l’égoïsme forcenés
      Une culture de l’irrespect du bien commun du mépris du savoir vivre ensemble »

      EXCELLENTISSIME !!!
      En deux lignes, vous avez résumé la Tunisie post-2011.
      Absolument rien à ajouter, sauf peut-être, en guise de cerise sur le gâteau, nous avons affaire à des animaux dotés de la parole ! !

      • Vladimir Guez

        Répondre
        10 avril 2026 | 18h23

        Le tunisien ante_2011 faisait la même chose voire pire avec un scooter ou une motobecane sur lesquels il embarquait la femme et l’aîné sur la selle arrière et les petits derniers jumeaux sur le guidon .
        Un neurologue serait votre ami.
        Consultez !

      • EL OUAFI

        Répondre
        10 avril 2026 | 21h59

        Le désordre crée par la conduite de ces sauvageons de chauffards des taxis collectifs additionné aux trottinettes va nous conduire a compter nos blessés et nos morts !
        La conduite au bled est exécrable par le non respect de toutes les règles élémentaires du code de la route forcément avec ce moyen de locomotion aggraverai inéluctablement des accidents de la route !
        (Un peuple civilisé et respectueux ! Avions-nous entendu ce refrain par le passé pas si lointain ?)

        L’absence de cadre juridique beaucoup de nos concitoyens ferons les frais par la non reconnaissance des assurances.
        Des victimes de pare et d’autre voitures et trottinettes.

    7. Hannibal

      Répondre
      10 avril 2026 | 15h46

      Attention ! Je vais être cynique :
      On laisse bien mourir des gens qui traversent la Méditerranée.
      On laisse bien les louagistes et les taxistes de groupe conduire comme des fous en faisant plein de victimes.
      On laisse bien des malades de longue durée mourrir à cause de pénurie de médicaments vitaux.
      Alors pourquoi on ne laisserait pas les conducteurs de trottinettes mourir ou tuer?
      Tout ça contribue à avoir moins de bouches à nourrir ou moins d’indignes réclamant une vie paisible.
      Rappelez l’histoire du motard fauché par le train à Kalaa Sghira : le Tunisien a le gène de l’anarchie.
      Ne comptez pas sur l’ARP pour combler le vide juridique.

    8. EL OUAFI

      Répondre
      10 avril 2026 | 13h42

      Incontestablement ce nouveau moyen de transport urbain dans nos villes ne manquerait pas d’ajouter à l’anarchie à laquelle notre pays est profondément plongé !
      Ajouter au désordre et à l’anarchie un autre facteur d’anarchie plus performante au désordre indescriptible démunis de moyens légaux.
      A savoir la sécurité l’assurance,le port de casque,le moyen de contrôle de la vitesse des trottinettes,l’inaxcisibilé de débrider ces engins ! Tout ce la échappe au cadre juridique.
      Il est urgent que les législateurs prennent en urgence absolue ce phénomène qui vient de s’inviter dans notre société et réglementer ou essayer de mettre de l’ordre pour préserver d’éventuels accidents graves et d’ajouter à ce désordre auquel nous vivons d’autres malheurs !
      1 )Établir un cadre juridique en urgence
      2) interdiction de la vente de ces trottinettes momentanément en attendant la publication de cette juridiction pour ne pas aggraver l’anarchie de la circulation routière déjà en mal-point !

    9. zaghouan2040

      Répondre
      10 avril 2026 | 12h38

      L’adoption et l’expansion ultra-rapides de la trottinette,ainsi que son utilisation déjantée en l’absence de tout cadre juridique, révèle une société de sociopathes
      Il y a de toute évidence une inconscience généralisée des risques et des dommages causés aux conducteurs et au bien être des citoyens en général.
      Et surtout il y a une culture de l’anarchie du j’men foutisme et de l’égoïsme forcenés
      Une culture de l’irrespect du bien commun du mepris du savoir vivre ensemble
      Voilà quelques caractéristiques de base relatives a une partie importante de la population tunisienne

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