Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Examens du primaire : Mohamed Labidi plaide pour une organisation avant l’Aïd et dénonce un calendrier incohérent

Par Myriam Ben Zineb

Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement de base, Mohamed Labidi, a vivement critiqué, mercredi 15 avril 2026 sur Express FM, le calendrier des examens du cycle primaire, qu’il juge inadapté et préjudiciable aux élèves comme aux enseignants.

Il a estimé que le ministère de l’Éducation ne consacre pas l’attention nécessaire à l’enseignement primaire, allant jusqu’à évoquer une vision « dévalorisante » de cette étape pourtant fondamentale du parcours scolaire.

Un calendrier fragmenté et contesté

Mohamed Labidi a détaillé une organisation des examens débutant le 22 mai 2026, avec une semaine bloquée qui s’étale en réalité sur plusieurs périodes discontinues. Entre jours d’épreuves, pauses, repos hebdomadaires et congés de l’Aïd el Kebir, les examens se retrouvent répartis avant et après la fête, sur une durée prolongée.

« Ce découpage n’a aucun sens, ni sur le plan pédagogique ni sur le plan psychologique », a-t-il affirmé, estimant qu’il ne respecte pas les exigences minimales en matière d’évaluation scolaire.

Le responsable syndical souligne que cette organisation engendre une pression importante sur les élèves, notamment les plus jeunes. « Imaginez un enfant de six ans contraint de passer ses examens sur une période aussi étalée », a-t-il illustré.

Des contraintes logistiques et sociales

Outre l’impact sur les élèves, Mohamed Labidi met en avant les difficultés concrètes rencontrées par les enseignants, en particulier ceux affectés loin de leur région d’origine. La proximité de l’Aïd complique davantage la situation, notamment en matière de déplacements et d’organisation familiale.

Il pointe également une inégalité entre les cycles scolaires : alors que les élèves du secondaire seront déjà en vacances, ceux du primaire devront poursuivre leurs examens, une situation qui serait incompréhensible pour les enfants.

Une alternative proposée

Face à cette situation, le secrétaire général propose une réorganisation du calendrier autour d’une semaine bloquée unique, concentrée à la fin du mois de mai, avant l’Aïd. Les corrections pourraient ensuite être effectuées fin mai ou début juin.

Les cours, a-t-il précisé, doivent s’achever le 21 mai, tandis que l’année scolaire prendrait fin le 24 juin, après les opérations de correction.

Une crise révélatrice de dysfonctionnements plus profonds

Au-delà du calendrier, Mohamed Labidi considère que cette situation reflète des problèmes structurels au sein du système éducatif. Il évoque notamment un manque d’enseignants dans plusieurs établissements et l’absence de remplaçants, conduisant parfois à des classes sans encadrement.

L’étalement des examens constitue, selon lui, une réponse inadéquate à ces insuffisances. « Ce ne sont pas des solutions, même temporaires », a-t-il insisté, appelant à une réforme globale du système éducatif.

Il a enfin estimé que l’année scolaire actuelle figure parmi les plus difficiles qu’ait connues l’école tunisienne depuis des décennies, plaidant pour une attention accrue au cycle primaire afin de garantir un meilleur niveau d’apprentissage aux élèves.

M.B.Z

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *