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Examens du primaire : un calendrier « absurde » dénoncé par le syndicat de l’enseignement de base

Par Nadya Jennene

Dans une intervention sur Express FM, mercredi 15 avril 2026, le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement de base, Mohamed Abidi, a fortement critique la politique éducative actuelle, accusant le ministère de l’Éducation de reléguer le cycle primaire au rang de simple variable d’ajustement. Selon lui, cette étape pourtant fondatrice de la scolarité fait l’objet d’une vision « dévalorisante », révélatrice d’un désintérêt préoccupant pour les premières années de formation.

Le responsable syndical n’a pas dissimulé son indignation face au calendrier des examens du primaire, dont le coup d’envoi est fixé au 22 mai prochain. Il a dénoncé une organisation qu’il juge à la fois incohérente et préjudiciable, pointant du doigt une fragmentation « injustifiée » des épreuves, entrecoupées de pauses éparses, auxquelles s’ajoute la concomitance avec les congés de l’Aïd El Kebir.

Il a d’ailleurs précisé que, selon le calendrier élaboré par le département de  Noureddine Nouri, les examens devraient débuter un vendredi, suivis d’une interruption durant le week-end (samedi et dimanche), avant une reprise aussitôt interrompue par la fête de l’Aïd, qui devrait s’étaler sur trois jours à partir du 26 ou du 27 mai, illustrant, selon lui, une désarticulation manifeste du calendrier.

M. Abidi a fustigé ce qu’il considère comme une légèreté coupable dans la planification, estimant que cette configuration trahit une absence de réflexion pédagogique sérieuse. À ses yeux, une telle dispersion des examens ne peut qu’altérer la concentration des élèves et fragiliser leur équilibre psychologique, en introduisant des ruptures inutiles dans un moment qui exige, au contraire, continuité et stabilité.

Le syndicaliste est allé plus loin en soulignant les répercussions concrètes de ce calendrier sur les familles, en particulier celles issues des zones éloignées. Il s’est interrogé, non sans une pointe d’ironie critique, sur la capacité des élèves, des familles et du corps enseignant à concilier les exigences des examens avec les contraintes des déplacements durant la période festive, dénonçant une décision « déconnectée des réalités du terrain ».

Selon lui, cette organisation illustre une gestion approximative des priorités éducatives. Il a ainsi plaidé pour une refonte du calendrier, proposant l’instauration d’une « semaine bloquée » à la fin du mois de mai, avant l’Aïd, suivie d’un lancement rapide des corrections au début du mois de juin.

Au-delà de cette controverse conjoncturelle, Mohamed Abidi a saisi l’occasion pour réitérer un diagnostic plus global, appelant à une réforme en profondeur du système éducatif. Il a dénoncé le recours récurrent à des solutions ponctuelles, qu’il juge inefficaces face à des dysfonctionnements structurels persistants, et a insisté sur l’impératif de redonner au cycle primaire la place stratégique qui devrait être la sienne dans toute politique éducative digne de ce nom.

N.J

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