L’économiste Aram Belhadj est revenu, mardi 13 avril 2026, sur la participation de la Tunisie aux réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington.
Dans une publication sur sa page Facebook, il a indiqué que malgré des relations distendues avec le FMI, la participation de la Tunisie aux réunions de printemps à Washington demeure stratégique pour préserver sa visibilité internationale, sans pour autant augurer d’une reprise des négociations ni d’un nouvel accord à court terme.
Dans le cadre de ces réunions, le gouverneur de la Banque centrale, Fethi Zouhair Nouri, et le ministre de l’Économie, Samir Abdelhafidh, mènent des rencontres avec des responsables financiers internationaux pour promouvoir les réformes tunisiennes.
« Bien que les relations avec le Fonds monétaire international soient marquées par une certaine froideur, une distance et des tensions, la participation de la délégation tunisienne aux réunions de printemps à Washington n’en demeure pas moins essentielle. Le maintien de la présence du pays dans les enceintes internationales revêt, à cet égard, une dimension positive, y compris dans un contexte de profondes mutations à l’échelle mondiale », a avancé Aram Belhadj notant que cette présence ne saurait toutefois être interprétée comme le prélude à une relance des négociations avec l’institution financière internationale, selon l’expert.
« Il est toutefois peu probable que cette visite, pas plus que celle prévue à l’automne prochain, constitue le point de départ d’un renouveau des relations avec l’institution. Une relance des négociations ou la conclusion d’un nouvel accord fondé sur un programme inédit apparaît, en effet, compromise par des facteurs structurels, tant internes qu’externes », a-t-il précisé.
Cependant, pour l’expert, la continuité de la présence du pays dans ces forums mondiaux constitue, à cet égard, un signal positif adressé aux partenaires et aux investisseurs, malgré les incertitudes persistantes. « (…) le simple fait que la délégation tunisienne puisse rencontrer des figures économiques de premier plan, s’inspirer d’expériences réussies et consolider ses liens avec les grandes institutions financières internationales représente, en soi, un apport significatif pour le pays », a-t-il affirmé.
La participation tunisienne intervient alors que les négociations avec le FMI sont à l’arrêt depuis 2022, contrairement à la coopération renforcée avec la Banque mondiale. Les discussions devraient porter sur l’emploi, l’investissement et la sécurité hydrique, avec de nouveaux financements soutenant l’accès à l’eau et l’emploi.

N.J











