La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Sfax 1 a condamné l’acteur et humoriste Lotfi Abdelli à une peine de 18 mois de prison, prononcée par contumace, dans une affaire remontant à l’été 2022.
Un spectacle à l’origine des poursuites
L’affaire trouve son origine dans un spectacle présenté dans le cadre du Festival international de Sfax, au théâtre de Sidi Mansour. À la suite de cette représentation, une structure syndicale relevant des forces de sécurité avait déposé plainte, dénonçant des propos jugés offensants.
Une enquête avait alors été ouverte, conduisant au renvoi de l’artiste devant la justice.
Trois infractions retenues
Le tribunal a retenu trois chefs d’accusation : outrage à un fonctionnaire public, attribution de faits non prouvés à un agent public et atteinte aux bonnes mœurs.
Chacune de ces infractions a été sanctionnée par une peine de six mois de prison, portant la condamnation totale à 18 mois.
Une affaire jugée en l’absence de l’artiste
Installé à l’étranger depuis plusieurs années, Lotfi Abdelli a été jugé en son absence. Ce jugement par contumace lui laisse toutefois la possibilité de contester la décision, conformément aux procédures en vigueur.
S.H











Commentaire
A4
PRISON POUR TOUS
Ecrit par A4 – Tunis, le 16 Novembre 2024
Et un mois de prison par-ci
Puis dix ans de prison par-là
Votre tableau est bien noirci:
Vous êtes tous des hors-la loi !
Content, moi je leur dis merci
A tous ces juges et leur mollah
Ne dites pas que je suis lâche
Ou que je suis une vieille savate
Car quand je fuis, quand je me cache
Au fond d’un puits ou une boîte
C’est bien pour éviter les clashs
Du décret-loi cinquante-quat’
Non, vous ne m’entendrez jamais
Vous dire du mal de son altesse
Dont les sages paroles enflammées
Donnent un grand signal de détresse
Pour que les « tiktokeuses » cramées
Nous cachent enfin leurs paires de tresses
Je ne peux dire par imprudence
Que « ce pays est merveilleux »
Pour mériter, pour insolence
Propos débiles et cafouilleux
Prison, bagne, voire même potence
Destin sordide et pagailleux
Je ne peux que les applaudir
Nos braves juges intraitables
Qui ne pratiquent l’art d’interdire
Que pour chasser tous les diables
Et nous apprendre à obéir
En soumis et corvéables
Nous vivons une belle époque
Il faut bien le reconnaître
Même si tu peines ou tu suffoques
Dis merci à ton Grand Maître
Sinon tu passeras au bloc
Réservé à tous les traîtres !