Le président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), Abderrahman Hedhili, s’est vu refuser un visa pour la France, a-t-on appris jeudi 16 avril 2026. Contacté par Business News, il a confirmé l’information notant que sa demande faisait suite à une invitation à participer à un colloque consacré à l’écologie sociale.
Au-delà du cas individuel du président du FTDES, cette affaire s’inscrit dans une tendance de plus en plus marquée. Ces dernières années, plusieurs Tunisiens — médecins, avocats, universitaires ou encore experts invités à des séminaires et colloques — se sont vu refuser des visas pour des destinations européennes, en particulier la France. Une récurrence qui alimente un sentiment d’injustice et d’incompréhension au sein des milieux professionnels et académiques.
Les critiques pointent du doigt des politiques de visas perçues comme de plus en plus restrictives et sélectives, en contradiction avec les principes de coopération internationale et de dialogue entre les sociétés civiles, régulièrement mis en avant dans les discours officiels.
Pour de nombreux observateurs, ces entraves répétées à la mobilité ne sauraient être justifiées par de simples considérations administratives. Elles posent, en creux, la question du respect de la liberté de circulation des idées et des savoirs, laquelle ne devrait, selon eux, se heurter à aucune frontière.
N.J











